ENTRETIEN - Avec ses infrastructures démontables et réutilisables, le groupe français a mis son savoir-faire au service de la réussite de Paris 2024. Son président n’entend pas se reposer sur ses lauriers.Les tribunes métaliques du Parc des champions dans les jardins du Trocadéro ou celles du terrain de beach-volley sur le Champ-de-Mars, c'est lui. Président et fondateur du groupe lyonnais d'événementiel GL Events, Olivier Ginon a travaillé à l'édifice des stades temporaires en plein cœur de la capitale : 160 000 places dans les gradins au total. Tout - ou presque - sera démonté en septembre. En héritage des Jeux de Paris, il ne restera donc pas de grands éléphants blancs, mais un nouveau modèle de Jeux moins coûteux et moins polluants.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Que retenez-vous des Jeux de 2024 ?
OLIVIER GINON - C'est une aventure humaine et technique extraordinaire. Faire des Jeux olympiques au milieu de sites historiques comme les Invalides ou la place de la Concorde, c'est exceptionnel. On l'a vu dans l'engouement des spectateurs ! Je n'ai jamais vu des tribunes aussi pleines dès le premier jour. D'ailleurs, Paris a battu le record des Jeux d'Atlanta, avec 9,5 millions de billets vendus.
Nous n'avions pas l'habitude de voir des stades en plein centre-ville... C'est une bonne publicité pour GL Events ?
Ça a été un grand défi d'organiser la compétition en plein cœur de Paris. D'un point de vue technique, ces Jeux ont donc été plus difficiles pour nous. Mais c'est un très grand succès, qui donne une visibilité magnifique, aussi bien pour les athlètes que pour la filière économique du sport et de l'événementiel en France.
Propos recueillis par Léna Ménager