Ce n'était ni une cérémonie de clôture ni une manière de se lâcher la main après tant d'effusions, c'était une parade pour dire merci et remettre ça une dernière fois. « Communier », a-t-on entendu toute la journée au sein d'un public enjoué et muni de drapeaux bleu, blanc, rouge fournis à l'entrée. « Prolonger la fête », pour ceux qui l'avaient vécue. « Y goûter », pour ceux qui n'avaient pas eu cette chance. Avec de belles images et de grandes émotions, la marque de fabrique d'un incroyable été français. Sur la plus célèbre de ses avenues, Paris valait bien un joyeux bazar, enluminé pour commencer par les codes du 26 juillet (le porteur mystère, l'explosion de fumigènes tricolores) et des compétitions (les trois coups).
Dans une ambiance rappelant par moments les belles heures du Club France mais qui perdait parfois en intensité, 345 athlètes olympiques et paralympiques ont défilé sur un podium de 280 mètres devant 30 000 personnes massées derrière des barrières et quelques milliers d'autres tout autour, parmi lesquels 2 000 membres du comité d'organisation et 1 300 volontaires. Sur cette piste surélevée, ils avaient juste été précédés d'un défilé de Phryges pailletées, au succès modeste, et de 300 supporters, ceux qui avaient mis l'ambiance dans les divers sites olympiques et qui l'ont encore mise à bâbord et à tribord. Mais c'était pour les sportifs que beaucoup étaient là.