Paris 2024 : menace haut débit sur la Seine ?
Stéphane Colineau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La Seine à Paris.
© LTD / Shutterstock
Stéphane Colineau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La Seine à Paris.
© LTD / Shutterstock
La troisième tentative pourrait être la bonne. Selon les prévisions de Jean-Marie Mouchel, docteur en hydrologie, les tests de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques devraient enfin pouvoir se tenir sur la Seine à l'une des dates envisagées, bientôt précisée, autour du 17 juin. Pour arriver à cette conclusion, le professeur à l'université parisienne Sorbonne Université s'est penché sur les données du site Vigicrues : « Vers fin juin, estime-t-il, le débit devrait être d'environ 200 mètres cubes par seconde. » Largement en dessous des 400 à 500 observés cette semaine. Et très praticable pour tester des bateaux appelés à naviguer le 26 juillet entre le pont d'Austerlitz et celui d'Iéna.
Pour les organisateurs des JO, ce serait un soulagement. Les tests qui devaient avoir lieu le 8 avril puis, ce lundi 27 mai, ont été repoussés. La faute aux fortes pluies et au manque d'ensoleillement de ce printemps pourri, un des plus pourris depuis trente ans, qui ont rendu la Seine trop turbulente. Aucun intérêt de faire des tests de minutage et de distance entre les navires dans des conditions très différentes de celles attendues le jour J, avaient-ils fait valoir.
À lire également
De fait, le débit chute l'été : un peu plus de 200 mètres cubes par seconde en juillet, un peu moins en août et septembre, contre trois fois plus en février. Le scénario d'une cérémonie d'ouverture perturbée par une Seine surexcitée, qui inquiète jusqu'en haut lieu, reste donc très hypothétique. Mais certains épisodes récents incitent à ne pas l'écarter complètement.
Stéphane Colineau
Courbet, Rembrandt, Monet, De Vinci... Quand les artistes explorent l'art de l'autoportrait
Olivier Faure, une « pré-primaire » pour contraindre Glucksmann. La chronique politique de Pierre Lepelletier
Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin soigne sa gauche
Ces macronistes bientôt arrimés à Pécresse