Athlètes transgenres aux JO : mission (presque) impossible
Damien Burnier
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Photo d'illustration
© LTD / REUTERS / Gonzalo Fuentes
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Laurel Hubbard n'aura pas de successeure à Paris. Cette haltérophile néo-zélandaise a été la première athlète ouvertement transgenre à prendre part aux Jeux olympiques, à Tokyo en 2021. « Submergée » par l'émotion, et « pas totalement inconsciente de la controverse » entourant son éligibilité, elle n'avait pu soulever la moindre barre. Remplaçante dans l'équipe américaine de BMX freestyle lors de cette même édition, Chelsea Wolfe avait un bon profil pour reprendre le flambeau. Mais son horizon s'est subitement bouché le 14 juillet 2023, quand l'Union cycliste internationale (UCI) a promulgué l'interdiction de ses épreuves aux personnes transgenres.
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Si le Comité international olympique (CIO) entend « prévenir toute forme de discrimination fondée sur l'identité sexuelle », il a renoncé, fin 2021, à établir des critères uniformes de participation. Pour s'en remettre aux fédérations internationales. À elles de trouver un équilibre entre inclusion et équité sportive. En toile de fond, la crainte d'un avantage physique des athlètes transgenres sur les femmes cisgenres. Or, la tendance est à un net durcissement de ces critères, avec des taux de testostérone très abaissés, voire à une interdiction pure et simple. Car il s'agit bien de cela quand l'accès aux compétitions féminines est conditionné par une transition effectuée avant la puberté. C'est le cas du cyclisme, donc, mais aussi de la natation ou de l'athlétisme, disciplines olympiques majeures.
Damien Burnier
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