Water-polo : ce qui se passe sous l’eau
Mickaël Caron
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Thomas Vernoux en finale du championnat de France, le 8 mai.
© LTD / Firas Abdullah/ABACA
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Les coups fourrés auxquels se livrent les joueurs de water-polo n'ont pas de secret pour Florian Bruzzo. « Ça tient en quatre propositions : je te tiens, je te tire, je te pousse, je te tape », énumère le sélectionneur de l'équipe de France masculine, qui démarre son tournoi olympique ce soir contre la Hongrie (19 h 30). En surface, les contacts rappellent ceux des rugbymen dans une mêlée ; sous l'eau, « ça se rapproche des mouvements au sol de la lutte gréco-romaine ». Le patron des Bleus depuis douze ans défend l'idée que les joueurs sont, en majorité, moins brutaux qu'en apparence. « À des moments, ils se dégagent de l'étreinte adverse, et cela peut être impressionnant pour les spectateurs », nuance-t-il.
Les adversaires de Thomas Vernoux n'usent pas que de moyens légaux pour le stopper. Étiqueté malgré lui « Mbappé du water-polo », le Marseillais de 22 ans a parfois perdu sa concentration quand un défenseur tactile essayait de lui « attraper les couilles ». « C'est très vicieux et désagréable, surtout si tu penses avoir des enfants plus tard », s'amuse-t-il en évoquant ces mains baladeuses.
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À la pointe des Bleus, Thomas Vernoux (1,92 mètre) fait attention à ne pas mettre la tête sous l'eau là où un adversaire pourrait lui donner un coup sans être vu des arbitres. « Certains n'attendent que ça », grimace-t-il. Des partenaires lui ont conseillé de se méfier d'un joueur réputé pour flatter les cages thoraciques en montant son genou sous l'eau. Ni vu ni connu. Les petites frappes des bassins, « qui passent tout le match à te taper dessus », sont bien identifiées. N'empêche, les côtes cassées ne sont pas rares. Vernoux, lui, n'a eu qu'un pouce fracturé à déplorer.
Mickaël Caron
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