Juan Arbelaez, sportif en chef
Mickaël Caron
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Juan Arbelaez.
© LTD / JOËL SAGET/AFP
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Juan Arbelaez.
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Les oncles de Juan Arbelaez sont impatients que démarre la Copa América aux États-Unis, à partir de vendredi. Même si la Colombie ne l'a remportée qu'une seule fois, en 2001, et que les partenaires de Luis Díaz sont désormais sérieusement concurrencés par la sélection féminine, qui a atteint les quarts de finale de la Coupe du monde en 2023. Le chef, lui, préfère la compétition mondiale car il a « deux fois plus de chances » de jubiler : sitôt son pays natal éliminé, il enfile un maillot de l'équipe de France, où il s'est installé il y a dix-huit ans. Les grands rendez-vous sportifs lui procurent « des sensations monumentales », comme la finale de 2018, vécue à Marseille. De passage à Moscou pendant le tournoi, Juan Arbelaez s'était retrouvé assis à côté de Ronaldo - le Brésilien - au célèbre café Pouchkine. « J'ai commencé à lui parler en portugais et on a fini par boire des shots ensemble », rembobine-t-il.
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Son père soutient Deportes Tolima, un petit club, l'« équivalent de Guingamp ». Lui s'est fait l'œil à El Campín, le stade des Millonarios de Bogota. Jusqu'à ce qu'un siège arraché et jeté sur la foule par un supporter furieux éteigne le feu de sa passion. « Encore plus après avoir vu mon premier match de rugby au stade Jean-Bouin : tous les spectateurs étaient bourrés mais restaient respectueux », compare le cuisinier, qui ne compte plus le nombre de rugbymen parmi ses copains. Il cite une dizaine de joueurs passés par le Racing 92, dont les All Blacks Dan Carter et Chris Masoe, auprès desquels il a passé « beaucoup de temps ». Les silhouettes parfois arrondies en Ovalie s'accordent bien avec sa cuisine généreuse. « Une épaule d'agneau ou un jarret de veau, ça les excite », apprécie le patron de 36 ans, qui reçoit à Babille, sur les Grands Boulevards de Paris, l'un de ses 13 établissements.
Mickaël Caron
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