Les acrobaties du porteur masqué de la flamme lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques ont mis en lumière le Parkour, cette pratique qui consiste à franchir des obstacles urbains ou naturels avec une grande agilité et sans filet de sécurité. Ils étaient neuf sous le costume du personnage, clin d'œil au jeu vidéo Assassin's Creed, mais ils sont environ 10 000 pratiquants de ce sport qui s'est beaucoup structuré depuis sa naissance dans les banlieues françaises au tournant du siècle. « Le grand public nous a longtemps associés au film Yamakasi sorti en 2001 », rappelle Thibaut de Cassagnac, fondateur de Parkour Paris, un club qui réunit près de 500 passionnés.
Le trentenaire est toujours « surpris » lorsque de jeunes pratiquants lui disent n'avoir jamais regardé les aventures de ces sauteurs intrépides. Amusé, le dirigeant désigne une gagnante du spectacle créé par Thomas Jolly : l'orthographe. « Le mot Parkour est désormais bien connu, avec un k pour se démarquer du parcours du combattant, et sans s car, dans notre discipline, on retire tout ce qui est superflu », précise-t-il, avant de nous faire remarquer, précisément, la faute d'orthographe dans le premier message que nous lui avions adressé. À ses débuts, la pratique était jugée « underground ». Elle ne l'est plus du tout. Les clubs essaiment et les compétitions se multiplient, telle la Coupe du monde organisée en mai à Montpellier.