[TRIBUNE] Entrepreneurs de toutes les chapelles, unissez-vous !

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Denis Jacquet est le président de l'association d'entrepreneurs Parrainer la croissance.
Denis Jacquet est le président de l'association d'entrepreneurs Parrainer la croissance. (Crédits : DR)
Dans ce billet, Denis Jacquet, président de l'association Parrainer la croissance, invite les entrepreneurs à saisir l'opportunité nouvelle qui leur est offerte, après la fronde des Pigeons cet automne et la tenue des Assises de l'entrepreneuriat, de faire entendre leur voix dans le débat politique.

Les entrepreneurs veulent se faire entendre au Perchoir. Cet hiver le mouvement des «pigeons», malgré son échec relatif, faute d?expérience politique et de relais assez puissants, a pourtant eu deux conséquences très importantes. La première est l?union rapide et solidaire des réseaux d?entrepreneurs. Jamais auparavant, ces réseaux, qui vivaient dans des monastères distincts, malgré leurs valeurs et passion partagées, n?avaient fait cause commune. La seconde, est la preuve d?une capacité à faire, via internet, une véritable opération de communication, coordonnée, réfléchie, parfaitement exécutée, et transformée en instrument de pression face aux politiques, terrorisés par tout mouvement de foule qui agite la presse et menace de prendre la bastille médiatique.

C?est un signe fort d?une capacité pour le monde entrepreneurial, qui se sent mal ou non représenté par les partenaires sociaux, otages de trop de calculs politiques et enfants d?un syndicalisme de confrontation, de se mobiliser, de prendre la parole avec une force jamais égalée. Et de trouver l?écoute des «puissants». C?est une première. Elle n?est pas neutre. Ne pas en tirer de conséquences pour l?avenir serait bien dommage pour nous tous. Unis nous sommes forts. Expérimenté, nous serons efficaces. Séparément nous resterons de gentils lobbyistes sans avenir. Nous avons le choix entre l?influence limitée ou un pouvoir permanent.

Les Assises de l?Entrepreneuriat (qui réunissent notamment Réseaux Entreprendre, Comité Richelieu, Parrainer la Croissance, CJD?), quelle qu?en soit l?issue, marquent l?ouverture d?une première porte vers un dialogue direct entre les pouvoirs publics et les entrepreneurs. Ce sont eux, nous, les interlocuteurs. Personne d?autre. Ne pas exploiter cette veine, ne pas creuser plus profond, reviendrait à regarder, passif, une mine d?or sans tenter de l?exploiter. Impensable pour un entrepreneur, n?est-ce pas ?

Les entrepreneurs amènent un vent de fraîcheur que les politiques apprécient. Récemment, devant une salle remplie d?une centaine de députés et sénateurs, quatre d?entre nous, ont reçu de façon sincère et hors caméra, un témoignage presque incrédule de ces interlocuteurs pourtant blasés à force de rencontres. Ils sont spontanément venus vers nous en disant que c?était la première fois qu?on leur expliquait des mesures de façon aussi claire, en leur dessinant clairement et pédagogiquement, sans dogme ni partisanisme, le contexte quotidien de l?entrepreneur qui sous tendait nos doléances. Et ils les ont admises, comprises, et se sont déclarés prêts à s?en faire les défenseurs et institutionnaliser ces rencontres. Ils ont senti que nos demandes n?étaient pas percluses de chausse-trappes à chaque paragraphe, mais s?avéraient la simple traduction de la réalité quotidienne de l?entrepreneur. En aucun cas une négociation ou des doléances, mais des mesures de bon sens.

Cette vague sera soit une déferlante massive mais sans lendemain, soit une marée permanente portant des idées de croissance fertilisatrices. Tout dépendra de notre solidarité, notre union, notre permanence. Nous vivons un moment exaltant, ne pas s?en saisir serait une faute de gestion ?

 

Par Denis Jacquet, président de Parrainer la croissance

 

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Commentaires
a écrit le 05/03/2013 à 2:18 :
La croissance peut faire du sur place. Quelle platitude...
a écrit le 04/03/2013 à 23:36 :
Toujours les mêmes revendications corporatistes. Les entrepreneurs unies pour engraisser les entrepreneurs, les syndicats unis pour engraisser les syndicats, les politiciens unis pour engraisser les politiciens. Tous à nous expliquer ce que la France peut (doit ?) faire pour eux. Pas un qui se pose la question de ce qu'ils peuvent (devraient) faire pour la France. Pas un seul qui se demande ce qu'ils ont si mal fait les 30 dernieres années. Aucun n'assume ses responsabilités, c'est toujours la faute de quelqu'un d'autre (qui le gouvernement, qui l'etranger, qui le fonctionnaire, etc...). Vous me faites vomir. Vous êtes petit et mesquin.
Réponse de le 05/03/2013 à 0:12 :
On parle d'avenir, et tous connaissent les erreurs commises par chacun...vous êtes inutile.
Réponse de le 05/03/2013 à 0:34 :
Ce qui est inutile, c'est cet article, et votre réponse vide de sens. Pourquoi ne pas plutôt se consacrer à ce qui est important ? Exemple concret : un constructeur automobile français prend de mauvaises décisions stratégiques. Plusieurs années plus tard, il est logiquement dépassé par ses concurrents. Plutôt que de laisser faire la loi du marché, il va frapper à la porte de l'état (un comble) plutôt qu'auprès de ses actionnaires ou du marché. L'état, aussi illogique que le constructeur, accepte de déverser des milliards sans rien demander (le minium aurait été une prise de participation à bon compte, tout se paye, en tout cas tout devrait). Quelques années plus tard, l'argent du contribuable dilapidé, la dette de la France ayant doublée, le constructeur finira par faire faillite ... Mais surtout, que personne ne reconnaisse une erreur de stratégie des dirigeants, et surtout replaçons ces visionnaires dans les autres conseils d'administration. Ce serait dommage de gâcher de tels talents...
a écrit le 04/03/2013 à 15:45 :
J'ai pris mon cout de bambou sur la tête avec la hausse de 11 % du RSI et les charges sociales sur les dividendes. Je ne peux pas faire la greve mais je vous garantis que je ne suis pas pret à servir la soupe à ces politiciens là. Ils nous ont méprisés et dépouillés , je fais comme tout bon koulak : profil bas Et la greve de l intelligence !
a écrit le 04/03/2013 à 14:51 :
Le devoir d'un entrepreneur est de stopper ses investissements et les recrutements. Pour plusieurs raisons . D'abord les mesures fiscales aggravent la récession et tout investissement et embauche deviennent dangereux. Ensuite, comme ce gouvernement ne connait QUE la hausse des impôts, il faut l'obliger à baisser les dépenses publiques. Une seule solution : surseoir à tout. Enfin, notons qu'un chef d'entreprise qui end son affaire après l'avoir développée est taxé 3 fois et 3 fois plus que n'importe qui. 1 fois sur les bénéfices, une fois sur les dividendes, une fois sur les plus values éventuelles. Alors pour quelle raisons devenir complice de ce gouvernement ? C'est comme si en 1789 les aristocrates s'étaient mis à fabriquer des guillotines.
Réponse de le 04/03/2013 à 19:53 :
moi je suis comme toi sauf que je plante mon activites avant que l état me spolie et je cherche un pays ou il on fait leur reformes en france C EST TOUJOURS LES MEMES QUI PAYE .j en ai marre de me battre contre les fainéants dans les administrations .je me coupe la main avant que l etat m arrache les bras.
Réponse de le 05/03/2013 à 0:16 :
je suis dégoûté aussi au quotidien quand je vois la pression qu'on nous met au quotidien mais je continue a croire qu'il est bon de continuer à se développer: on peut pas sortir d'argent aujourd'hui tout est verrouillé mais on peut espérer des jours meilleurs pour nous alors autant continuer à développer le bébé non?
Réponse de le 05/03/2013 à 17:40 :
@ tomtom : J'aimerai avoir votre optimisme. @ rg06 et sniper : Je vous suis à 1000%
a écrit le 04/03/2013 à 14:42 :
Encore un reveur... Il fallait se reveiller avant les elections!... Avant Chirac! Le socualo deguise... C'est toute la mentalite du Francais qui est a changer. Maintenant, agir serait complice de ce gouvernement... L'UMP/S nous a conduit democratiquement vers du socialisme; il faut payer desormais. Une television independante et objective aurait plus d'effet sur notre democracie...
a écrit le 04/03/2013 à 14:07 :
Encore un qui n'a rien compris
a écrit le 04/03/2013 à 13:53 :
Il y a "un fossé" qui sépare ce réseaux de patrons comme celui de monsieur Jacquet, (dont les entreprises sont très récentes, ne gagnent pas d'argent et vivent de levées de fond défiscalisées : isf-pme, oséo, fsi et compagnie) et l'autre monde, celui des vraies entreprises qui embauchentn genèrent du vrai CA donc de la TVA, des vraies recettes fiscales et sociales sans aucune défiscalisation ni-amont, ni-aval. Quand on sait que le réseau concurrent de celui de monsieur Jacquet : Croissance-Plus est constitué de +de 30% d'entreprises bénéficiant d'argent public au travers du credit impot recherche, on peut se demander quelle est la vraie finalité de ces regroupements de patrons. Il est temps de supprimer les niches fiscales on verra qui sont les vrais moteurs de l'economie Française!
C'est pour cela que moi, patron de PME depuis 15ans je n'ai rien a voir avec des réseaux de patrons de "croissance" qui en realité ne font que du réseautage et de la liposuccion d'argent public.
Réponse de le 04/03/2013 à 14:33 :
"David500" vous avez très bien cerné les cancers de la France, toutes ces starts up creuses constituées par des bosbos, ou des fils de riches, ou des pantins sortis de fausses grandes écoles, ui pompent des fonds publics et ne font que du réseautage et de la liposuccion d'argent public, sur du vide ...sidéral.
Réponse de le 04/03/2013 à 14:43 :
Bien vu David500!!!
Réponse de le 04/03/2013 à 15:34 :
Et les startups de **PAUVRES** constituées par des cadres séniors virés à l'approche de la cinquantaine, sans perspective de retrouver une place de salarié et qui essaient de remettre le pied à l'étrier en investissant leurs maigres indemnités de licenciements, c'est acceptable? Faut-il qu'ils vous demandent votre autorisation?
Réponse de le 04/03/2013 à 16:40 :
Pas du tout en accord avec vous David 500
a écrit le 04/03/2013 à 13:52 :
Il faut proposer une solution,comme par exemple le financement des retraites par une taxe sur l'énergie;mais personne ne l'accepterait!
a écrit le 04/03/2013 à 13:51 :
C'est vrai que quand on a un projet original innovant, ou simplement correspondant à l'évolution naturelle des choses, on n'est surtout pas accueiili les bras ouverts et que plein de choses restent dans les têtes faute d'un encadrement positif des décideurs locaux.
a écrit le 04/03/2013 à 13:05 :
Parrainer la croissance, c'est bien dans l'absolut. Structurellement, c'est l'innovation industrielle qui est en panne, et donc dans les actions, il faut inclure "Parrainer la réation industrielle innovante" ... rien aucune croissance ne sera possible sans une remise en cause énergique du financement de l'innovation par des fonds propres SOLiDES La France a mal à son innovation ...
http://www.sylevra.com/la-france-a-mal-a-son-innovation.htm
a écrit le 04/03/2013 à 12:59 :
dans une democratie saine ce sont des gens comme vous , entrepreneurs,commercants,artisans,professions liberales qui devraient majoritairement sigèer a l Assemblée plutot que tous ces fonctionnaires qui ne connaissent pas l entreprise au quotidien
c est la qu il faut le changement
Réponse de le 04/03/2013 à 13:27 :
Ben voyons, Poujade est de retour ? Et pourquoi le retour au vote censitaire tant que vous y êtes ? Si les "patrons" étaient si doués, nos entreprises nationales ne connaîtraient pas le surendettement ni les liquidations; et surtout ils donneraient l'exemple en plafonnant leurs revenus au lieu de se payer des 4x4 et du foncier à gogo...
Réponse de le 04/03/2013 à 16:01 :
Qu'est ce qu'il vous a fait Poujade?
Réponse de le 05/03/2013 à 10:44 :
Petite histoire vrai,
En bon entrepreneur j'ai créé ma boite et embauché 16 personnes car je pouvais avoir des allègements de charges "dispositif 0 charge TPE" pendant 18 mois et atteindre mon ROI.
Bien mal m'en a pris car le précédent gouvernement n'avais pas suffisamment provisionné le bébé et a planté le dispositif et tous les entrepreneurs ( et leurs employés avec) au milieu du gué, un peu comme la fable de La fontaine qui comme chacun sait date du 17e !
Bref j'ai du au regard des charges astronomiques demandées, me résoudre à vendre à un fonds d'investissement et c'est la même administration qui veut aujourd'hui s'attaquer au code du travail et promettre une réforme en profondeur de la formation pro !
Amis entrepreneur ne les croyez surtout pas et à la lecture de vos commentaires, je vois avec délice que peu d'entre vous croient encore aux promesses électorales, quel qu'en soit le sens !
Bonne journée à tous.

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