Les Pigeons, victimes de l'obscurantisme économique de l'Assemblée Nationale ?

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Jean-David Chamboredon, patron du fonds des entrepreneurs internet Isai, qui a lancé le mouvement des Pigeons dans nos colonnes en mettant en garde contre les conséquences de l'article 6 du PLF 2013, déplore dans cette tribune le refus par les députés d'intégrer un abattement supplémentaire aux plus-values de cession réalisées par les actionnaires d'une PME n'ayant pas versé de dividendes. Il envisage une relance du mouvement des Pigeons.

Le 29 octobre dernier, j?annonçais la suspension du mouvement des Pigeons. Le PLF 2013 venait d?être voté en première lecture à l?Assemblée Nationale avec son article 6 «usine à gaz» et «économiquement mortifère» pour les écosystèmes de start-up et de PME de croissance, la sur-médiatisation du mouvement #geonpi semblait avoir été contre-productive et les portes étaient entrouvertes du côté du gouvernement pour une concertation apaisée autour d?un sujet technique et économique très important pour l?avenir de notre pays?
En association avec les cinq autres rédacteurs du Manifeste des Entrepreneurs (Marie Ekeland, Philippe Collombel, Olivier Mathiot, Marc Menase et Patrick Robin), nous avons durant le mois de novembre multiplié les rencontres. Nous avons expliqué et ré-expliqué . A l?Elysée, à Matignon et à Bercy, nous avons échangé avec différents interlocuteurs qui nous ont, pour certains, finalement avoué que le problème des Pigeons n?avait pas été correctement compris et adressé en octobre et qu?avoir médiatiquement reculé sans avoir solutionné la chose était une forme de «double peine». Forts de ce consensus, nous avons cherché quelles pistes d?amendement pouvaient être à la fois économiquement viables et politiquement correctes et nous avons trouvé?

Certes, notre proposition d?appliquer un abattement supplémentaire aux plus-values de cession réalisées par les actionnaires d?une PME n?ayant pas versé de dividendes ne supprimait pas le caractère «usine à gaz» de l?article 6 mais elle avait l?immense avantage d?être cohérente avec le Rapport Gallois (ré-investissement des éventuels profits, création d?emplois favorisée, absence de rente actionnariale) et de permettre à tous les actionnaires personnes physiques de PME de croissance ne relevant pas du statut de «créateurs d?entreprise» (petits fondateurs, «business angels», salariés actionnaires?) de ne plus subir une fiscalité confiscatoire ou totalement dissuasive.
L?adoption de cet amendement aurait été un signal fort et positif à l?encontre des écosystèmes de start-up et de PME de croissance. Une nouvelle occasion ratée !
En effet, le monde politique est tel qu?il est? et, bien que n?ayant pas évidemment été témoin direct des discussions entre le gouvernement et la Commission des Finances de l?Assemblée Nationale, j?ai cru comprendre que Monsieur Eckert ( à qui je demande, par avance, de bien vouloir m?excuser dans le cas possible mais peu probable où j?aurais été mal informé? ) et ses acolytes auraient bloqué tout amendement favorable aux PME de croissance sous le prétexte que le texte avait déjà été largement amendé en première lecture et que la Commission des Finances avait déjà dû beaucoup cédé !
M. Eckert & co auraient fait preuve ici d?une lecture «politique» obtue et bornée: comment un mouvement comme celui des Pigeons, lancé inopinément et spontanément sur les réseaux sociaux, soutenu pour les deux tiers par des jeunes gens de moins de 34 ans, qui a refusé tout récupération politique, qui a suspendu son action pour permettre une vraie concertation, qui a prouvé qu?il n?était en aucun cas le fruit d?un «caprice d?enfants gâtés» et qui suggère un amendement modeste sans conséquences financières sur les recettes fiscales 2013 (les plus-values 2012 faisant l?objet d?un traitement spécifique) qui, de surcroit, a reçu le support de ministres et de députés socialistes peut-il se voir opposer une telle fin de non-recevoir? 
Seule explication : notre professeur de mathématiques aime que «sa classe fasse silence» et, lorsqu?il a sanctionné un élève injustement, il préfère s?obstiner -quitte à nuire gravement à l?avenir de la victime- plutôt que de reconnaître son erreur? Il ne fait pas bon être élève dans la classe de Maître Eckert!
M. Eckert & co n?auraient fait aucune analyse micro-économique de cette affaire: ont-ils compris qu?une plus-value de cession n?est pas un revenu du capital mais un mouvement de capital? Ont-ils compris que les actionnaires d?une même société ne peuvent pas subir des écarts de taxation de 80% alors qu?ils sont associés? Ont-ils compris que les «business angels» investissent dans des sociétés «en perte» qui n?ont pas d?autre source de financement que le capital injecté qui sert majoritairement à payer des salaires et des charges sociales? Ont-ils compris qu?en fermant la porte à tout amendement, ils ont décidé à court terme de l?équivalent de plusieurs Florange en provoquant la fermeture (ou la mise en sommeil ou le départ à l?étranger) de plusieurs centaines de start-up pour qui, dorénavant, trouver les fonds nécessaires à la simple continuation de leur activité est devenu extrêmement difficile (*)?

Seule explication : notre député socialiste de Lorraine obstinément fidèle à ses vieilles certitudes et convictions, légifère en faveur d?une forme d?avortement ou d?eugénisme économique. La nouvelle économie est suspecte tout simplement parce qu?elle est nouvelle? Son obscurantisme économique lui recommande l?éradication !
Interpellé durant la séance publique de jeudi après-midi par le courageux Député Thierry Mandon (PS) qui, à juste titre, rappelait le rôle économique très important des PME de croissance et l?incertitude forte faisant peser l?article 6 du PLF sur le financement de secteurs tel que le numérique, Monsieur Eckert n?a pas daigné répondre?  «Tais-toi et vote» aurait sans doute été sa réponse !

Monsieur Cahuzac a, quant à lui, saisi la perche tendue par le Député Mandon pour confirmer que les «paramètres» de cet article 6 n?étaient pas figés, que, de toute façon, les recettes fiscales 2013 n?étaient pas concernées, que les Assises de l?Entrepreneuriat prévues au printemps prochain permettraient une large concertation et que les choses pouvaient évoluer d?ici le PLF2014.
Jérôme Cahuzac pense, sans doute, qu?il est possible pour les actionnaires d?une société «pérennisée» de vivre une grande partie de 2013 sans savoir à quelle sauce fiscale ils seraient mangés en cas de cession. Il peut le penser car c?est souvent vrai?
Le Ministre du Budget oublie, par contre, que, tant que cette incertitude durera, les nouveaux investissements se raréfieront et les start-up «non pérennisées» dont le financement ne repose que sur les «business angels» et dont la trésorerie ne couvre pas cette période d?incertitude à durée indéterminée se retrouveront, pour une majorité d?entre elles, dans une impasse économique synonyme de faillite, fermeture, mise en sommeil ou exil forcé?

Que pourrez-vous dire à ces entrepreneurs ou à leurs potentiels investisseurs, lors de vos v?ux, Monsieur Cahuzac?
Le PLF2013 voté en seconde lecture à l?Assemblée (**) va maintenant faire une petite navette via le Sénat avant d?être adopté en l?état avant les vacances de Noël. On m?affirme que rien de positif ne pourra se passer durant cette itération.
Nous aurons donc une loi, une très mauvaise loi, certes moins nocive et inique que le projet du 28 septembre dernier mais toujours mortelle pour bon nombre de Pigeonneaux, victimes collatérales d?une forme de dogmatisme électoraliste et de l?incapacité chronique de notre pays à embrasser le monde de demain?

En tant que porte-parole des #geonpis, je ne peux donc plus que souhaiter de bonnes fêtes de fin d?année à mes camarades Pigeons?
Comme vous le savez, nous pouvons à tout moment réactiver le mouvement, sa page Facebook et son compte Twitter. J?ai besoin d?en discuter avec les fondateurs : nous sommes conscients de la responsabilité qui est la nôtre. J?ai également besoin de vérifier que je ne suis pas potentiellement frappé par une forme de syndrome de Stockholm?
Ainsi et même si je ne connais pas encore la forme que prendra la défense des Pigeons en 2013, je peux d?ores et déjà vous assurer qu?avec mes amis de FranceDigitale, nous ferons tout pour que cet épisode ne reste pas lettre morte? Si vous vous sentez concernés, n?hésitez pas adhérer afin que nous soyons plus forts et mieux préparés que jamais pour les fameuses Assises de l?Entrepreneuriat?
Je vous souhaite donc malgré tout -notamment aux Pigeonneaux- une excellente année 2013!

#geonpi-ment vôtre

 

(*) Pour ceux qui n?ont pas tout suivi, l?un des énormes défauts résiduels de l?article 6 tel que voté est qu?il dissuade les «business angels» d?investir car ceux-ci font face à une taxation marginale potentielle de leur plus-value entre 42,5% et 62,2% en fonction d?une durée de détention qu?ils ne maîtrisent pas et qui ne tient absolument pas compte du risque et de la non liquidité d?un tel investissement. Hors défiscalisation type ISF-PME (qui représente ~40% des investissements «business angels»), nous anticipons une baisse drastique de ce type d?investissements dans les startups sachant que la France affichait déjà, avant ce PLF, un très gros retard en la matière par rapport à ses compétiteurs (comme le Royaume-Uni par exemple).
(**) Pour être tout à fait complet, un amendement positif a tout de même été adopté durant cette deuxième lecture à savoir la suppression de la durée d?existence de l?entreprise de 10 ans explicitement requise pour pouvoir bénéficier du statut de «créateur d?entreprise». Quelques fondateurs cédant leur entreprise entre la sixième et la dixième année pourront donc en bénéficier (et c?est tant mieux) mais encore faut-il souhaiter aux plus jeunes entreprises de trouver d?ici là les investisseurs leur évitant de fermer avant? la sixième année.

 

par Jean-David Chamboredon, patron du fonds des entrepreneurs internet ISAI

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a écrit le 19/12/2012 à 12:54 :
Tous ceux qui mouillent leur chemise sont mis à contribution.Il faudrait une loi qui impose à un futur fonctionnaire de travailler dans le privé quelques temps avant de l'embaucher.(Je n'ai rien contre eux, j'en connais un ou deux qui travaillent).
a écrit le 18/12/2012 à 19:22 :
A l'origine de ce désaccord vraiment dangereux est l'incompréhension, que protège son grand frère le dogmatisme (avec lui on ne discute pas, monsieur). Une de leurs raisons profondes est qu'avec la démocratie, les idiots ont autant de poids que ceux qui comprennent (ici il s'agit de comprendre les mécanismes économiques, aujourd'hui valides mondialement, que l'on soit de gauche ou de droite).
- Conséquence aberrante du principe démocratique : la démagogie. La simplification stupide des discours vise, pour s'assurer le pouvoir, à emporter l'adhésion de ceux qui croient tout à coup tout comprendre. Et ils sont nombreux. Soit les politiques les embobinent à loisir, soit les politiques se trompent eux-mêmes.
- On me dit que je suis naïf, mais je crois que la plupart de nos élus actuellement au pouvoir n'y comprennent pas grand chose (encore moins apparemment que ceux qui étaient aux commandes hier). Il n'y a pas besoin d'être un théoricien en économie pour se rendre compte des fausses vérités ou plutôt des vraies erreurs qu'ils profèrent à tout bout de champ ou sur lesquelles ils appuient, on le comprend trop facilement, leurs jugements à l'emporte-pièce.
La seule solution que je vois pour sortir de ce marasme serait de faire naître de vrais débats, honnètes, où les protaginistes s'écouteraient vraiment. Mais je rêve... nous sommes en France et pas ailleurs.
a écrit le 18/12/2012 à 14:52 :
Je vous signale ma caricature #Geonpi et retour de cet article sur la Tribune de Genève

Cordialement
http://duboutduborddulac.blog.tdg.ch/archive/2012/12/18/obscurantisme-economique-les-geonpi-reprennent-du-service.html
a écrit le 18/12/2012 à 14:37 :
Les seuls pigeons de France sont les ouvriers que l'on précarise à l'extrême
Réponse de le 18/12/2012 à 19:01 :
Je suggère aux ouvriers précarisés de créer leur propre entreprise.....
Réponse de le 19/12/2012 à 0:21 :
Aucune banque ne prête 400 000 euros à un jeune cadre qui n'a que ses bonnes idées pour créer son entreprise. Quand on est pas fils de ou copains avec, c'est mort. Alors les #geonpi me font mourir de rire. Déjà quand on parles de charges sociales alors que ce sont des cotisations, c'est qu'on a rien compris.
Et surtout va expliquer, #geompi, comment en 20 ans la part du gâteau à se partager - le résultat net après impôts - baissait de 13% en défaveur des salariés, créateur de la richesse grâce à votre sacro-saint capital ???
Allez, va vivre avec 1 200 euros nets par mois et 700 euros de loyer, après tu viendra, cher #geonpi m'expliquer qui sont les vrais didons de votre triste farce !
Réponse de le 19/12/2012 à 8:10 :
Tu peux mettre 100, 1000, 5000, 10000 bourrins sur un champ de course, sans jockeys t'auras le bordel qu'est la France soixante-huitarde au pouvoir qu'on va devoir se farcir pendant que le tiers-monde émerge et va bouffer tous ces clowns de Florange et d'ailleurs. Vive le charbon et la mettalurgie, vive la Lorraine, c'est l'avenir de ce pays!
Réponse de le 19/12/2012 à 15:05 :
Tu ne me réponds que sur les "bourrins"...
Moi j'ai mes potes et moi, qualifiés, par l'expérience acquise dans leurs boites actuelles, qui voudraient "entreprendre". Essayer de s'entourer d'ouvriers pas "bourrins" et bien les payer et cotiser, avec eux : Construire.
Seulement pas une banque pour les aider, pas assez de capitaux propres.
Elle est où la faille dans ce système capitaliste que défendent (bec et ongles) les #GEONPI ???
Et me réponds pas Hollande :)
Réponse de le 19/12/2012 à 16:27 :
@SaufQue

Vous vous trompez lourdement si vous pensez que les créateurs d'entreprise de croissance sont forcément des fils de ou des copains de, ou des gens avec du pognon ou départ. Il n'y a souvent rien de tout ça. Ils se débrouillent, se serrent la ceinture, prennent des risques, et utilisent souvent une activité de consulting alimentaire pour tenir jusqu'à l'arrivée des produits.
Réponse de le 19/12/2012 à 17:23 :
@JK
Ce que vous me répondez est juste, mais seulement pour les jeunes ? et bons ? diplômés.
Oui le risque, la débrouille, c?et possible. Et recommandé même, en fonction de la valeur ajoutée. Augmentation du capital, et de la masse salariale, investissement. La règle des trois fois 33% c?est Sarkozy.

C'est mon projet, car mon activité en GAEC ne nécessitera pas plus que la vente de mon appartement de banlieue et les 13 000 euros que j'ai de côté, et je n'ai pas le bac.
Je vais me serrer la ceinture, je vais prendre des risques ? limités.
Mes potes, eux, c'est des mecs qui font de la logistique, qui rêvent de lancer leur activité après des années à avoir bossé à la Poste. Et sont locataires depuis toujours. Et qui n'ont pas la possibilité de trouver 400 000 euros. pour eux, pas possible les risques et la débrouille.
Autre chose, je n'ai rien contre les copains de et fils de, c'est vous qui le pensez et "vous trompez lourdement". J'ai juste dit que QUAND on n'est pas copains avec, c'est parfois plus dur. C'est de la sémantique, mais c'est important.
Réponse de le 19/12/2012 à 17:58 :
@SaufQue Je dois reconnaitre que vous avez raison. Pour ma part j'ai pu le faire à une époque ou je n'avais pas encore d'enfants, et ou ma femme m'avait donné sa bénédiction quoiqu'il en coute. Sans argent, c'est plus compliqué quand une famille dépend de vous...
Réponse de le 19/12/2012 à 22:46 :
"Seulement pas une banque pour les aider, pas assez de capitaux propres. Elle est où la faille dans ce système capitaliste que défendent (bec et ongles) les #GEONPI ???"

En l?occurrence, les Pigeons critiquent pour une grande partie des mesures de nature à raréfier les investissements en fonds propres des business angels et des fonds de capital risque qui sont précisément ceux qui aujourd'hui financent des entreprises qui n'ont pas accès au crédit du fait de l'aversion au risque des banques... Mais bon...
a écrit le 18/12/2012 à 8:50 :
Et pourquoi donc les impôts augmentent-ils?
1/ pour rembourser une dette qui quoi on en dise a été générée par des gouvernements clienteéistes. De droite.
2/ parce que les retraités, en nombre exponentiel, pompent 50% du budget de l'état et 1/3 de la richesse nationale. Et détiennent les 2/3 de la richesse nationale...

Si on ne peut plus grand chose pour le premier point, en revanche nos retraités pourraient peut être contribuer de manière solidaire à l'effort général.

La totalité de l'écart de dette entre la France et l'Allemagne à été générée sur les 9 dernières années par le fait qu'outre Rhin les pensions évoluent en fonction du PNB, vraie logique de partage de la croissance et non de l'inflation, logique de confiscation des jeunes arrivant.

Tout le reste n'est qu'une bagarre de répartition de pénurie.

Réponse de le 18/12/2012 à 16:20 :
Vous oubliez tous les cadeaux fiscaux fait aux multinationales et aux plus riches depuis des décennies, en France comme ailleurs.

Dernier budget en équilibré? 1974.
Réponse de le 19/12/2012 à 0:26 :
Il se trouve que les plus riches sont aussi les plus vieux. CQFD
Réponse de le 19/12/2012 à 0:27 :
Quant aux cadeaux aux multinationales, ils contribuent à relever les cours de celles-ci dont dépend largement le revenu complémentaire des mêmes vieux, soit en direct, soit par les fonds de pension.

CQFD again
a écrit le 17/12/2012 à 21:44 :
La culture française a toujours eu un problème avec l'esprit d'indépendance et d'innovation et porte un culte à la "normalité". La preuve, F.Hollande a trouvé ça vendeur. Partant de là, on ne peut pas s'attendre à grand-chose. N.Sarkozy avait de sacrés défauts, mais fasciné par la culture américaine, il a essayé d'insuffler un peu de cet enthousiasme à entreprendre, de ce respect de l'esprit d'entreprise, de cette émulation porteuse d'espoir et d'avenir. Les politiques en général ne sont ni assez intègres, ni en phase avec la nécessité du changement.Trop installés dans leur confort. La France en crève.
Réponse de le 17/12/2012 à 23:26 :
Mon pauvre ami,
Même si je suis totalement d'accord avec ton analyse sur la frilosité et l'immobilisme plombant la France.
Pourtant on ne saurait choisir plus mauvais exemple que les USA au niveau économique car les américains ne respectent que la richesse et non pas l'entreprise.
Cette avidité sans borne donne la catastrophe qu'est l'Amérique aujourd'hui, le seul titre que l'on peut accorder à leur modèle est celui de l'égoïsme et de l'injustice.
Les USA sont eux aussi sclérosés dans un moule devenu ridiculement extrême et porteur d'aucun espoir. Les impôts sont bien plus cléments et pourtant l'avarice des décideurs n'a pas empêché la désindustrialisation et la déliquescence que l'on constate chaque jour un peu plus.
Mais, on se rejoint aussi sur la nécessité urgente de changements drastiques afin de voir le bout du tunnel ainsi que sur le confort abject dans lequel certains profiteurs des largesses du modèle français se sont installés.
Je pense qu'aucun modèle ne mérite le titre d'exemple, mais il faudrait plutôt s'inspirer du meilleur de chacun afin de trouver un modèle hybride et équilibré.

Amicalement.
a écrit le 17/12/2012 à 19:58 :
On se perd parfois dans les détails techniques de la fiscalité. J'ai trouvé cet article très utile pour donner un exemple concret des particularités françaises de la fiscalité des startups:

http://usafrance.wordpress.com/2012/11/08/et-si-facebook-etait-en-france/

On comprend pourquoi il n'y aura jamais un Facebook ou d'autres réussites technologiques comparables en France, tant que les politiques ne comprennent pas ce qu'il faut faire pour aider les entrepreneurs.

Réponse de le 17/12/2012 à 21:20 :
Ah oui en en effet...la démonstration est sans appel: $1,2M net aux US, contre $580k en France!
Réponse de le 18/12/2012 à 16:06 :
Cet exemple n'a aucune valeur. Dire que Facebook n'aurait pas pu voir le jour en France à cause de la fiscalité est au mieux, marrant. Sauf si on m'explique que, au lieu d'avoir une fortune de plusieurs milliards, à "cause" de la France, Zuckenberg aurait eu "seulement" quelques centaines de millions, et donc, aurait renoncé à faire son business.

Car comme on le sait bien, avoir quelques dizaines de millions en euros, c'est quand même pas terrible...
a écrit le 17/12/2012 à 19:50 :
Ces parlementaires vivant de la fonction publique me font penser aux curés qui n'ont pas le droit d'avoir une femme et une famille mais qui s'autoproclament experts en choses de la vie. Tous ces spécialistes de ce qu'ils ont uniquement lu dans les livres, ont la pensée bien moulée, inaltérable à toute forme d'argument rationnel qui remettrait en cause leur idéologie, leurs habitudes et leur fond électoral. On est passé de Rome ou payer les électeurs était usuel à une république de dupe ou l'électorat est acheté à travers la redistribution ciblée des taxes. Investissons ailleurs ou n'investissons plus, car finalement la seule manière efficace de gérer ses impôts ici est de ne plus rien gagner. Attendons la prochaine fournée d'incompétents, en espérant qu'ils soient moins obtus.
a écrit le 17/12/2012 à 19:15 :
Ce soir est un grand soir (pour moi), la première fois et peut-être dernière que je vais prendre le temps de m'exprimer sur ce sujet que je trouve à chaque épisode de plus en plus ridicule.
Ce nouvel épisode montre une fois de plus que nous sommes dans la confrontation et non dans la construction.
Je trouve ce débat stérile et inefficace pour plusieurs raisons :
- Les pics envers les entrepreneurs qui spolient les employés, qui s'en mettent pleins les poches, ...
- Les pics envers les fonctionnaires qui glandent, qui ne savent pas ce que c'est que de créer une entreprise, ...
- Les pics envers les chômeurs assistés qui eux aussi n'en foutent pas une, qui profitent du système, ...
- Les pics envers un gouvernement qui ne fait pas mieux que le précédent, qui dépense l'argent public, ...

Ouvrez les yeux, arrêtez de regarder vos pieds, faîtes un effort de prendre l'autre en considération. Car quand je lis les différents posts depuis cet été de la part des #geonpi, les détracteurs du mouvement (je suis plutôt positionné là) ou encore les échanges qui font suite aux articles, je pense qu'il est nécessaire de prendre du recul pour trouver une vraie solution.

Je ne suis pas un spécialiste en économie, ni macro-économie mais je propose pour peut-être me faire défoncer :
1/ De baisser les taxes sur les salaires quand l'entreprise investit en augmentant les salaires ou en embauchant. En embauchant ce serait mieux!
2/ De taxer les plus-value des investisseurs à hauteur du travail (c'est mon côté gocho) mais de pouvoir déduire tout ou partie des pertes des autres investissements négatifs.

Il faut identifier les causes de la maladie et non travailler en surface. Force est de constater que même avant le PLF2013, la France n'est pas au top des tops au niveau de la création d'emplois, d'entreprises innovantes, ...
Le problème n'est donc pas au niveau du PLF2013 et peut-être qu'après ce sera pire. Mais si on veut que ça bouge vraiment il va falloir accepter de faire bouger l'ensemble des lignes.

Un état sans fonctionnaire ne fonctionnera pas.
Un état sans investisseur ne fonctionnera pas.
Un investisseurs sans employé ne fera rien.
Il ne faut pas raisonner individuel.

Je suis peut-être rêveur, utopique, ... ce que vous voulez et ce sera votre façon de bouger.

bonne soirée,
Dom
Réponse de le 19/12/2012 à 18:13 :
100 % d'accord CQFD
a écrit le 17/12/2012 à 16:30 :
Taxer les plus values du capital au même niveau que les revenus du travail, c'est une simple mesure de justice sociale.
Si nous sommes en France les premiers à le faire, c'est que la France est en pointe sur la justice sociale, et les autres pays y viendront quand ils seront murs.
Comme pour les 35 heures.
Réponse de le 17/12/2012 à 16:49 :
comme pour a anpe tous tous a anpe
Réponse de le 17/12/2012 à 17:10 :
@Visionnaire : est-ce de l'ironie? Parce que dans le cas contraire, vous êtes l'archétype du français !!!
Réponse de le 17/12/2012 à 17:27 :
l'ironie
a écrit le 17/12/2012 à 16:22 :
en societes de croissance pour les nuls.

Etre business angel c'est perdre 109% de sa mise dans 9 cas et, avec un peu de chance et beaucoup de travail gagner dans le 10eme cas.

On comprend tout de suite que le niveau de taxation de ce 10eme dossier "a succes" impacte toute l economie du financement des 10 projets.

Or avec la taxation actuelle, autour des 30% constates ans tous les pays developpes, l activite est peu rentable (return moyen long terme du capital risque ~5%).

La nouvelle et lourde taxation du 10e cas fait plonger dans le rouge de maniere certaine toute cette economie.

Pourquoi les investisseurs seraient ils assez sots pour continuer a financer ces start ups ?

CQFD, non?
Réponse de le 17/12/2012 à 17:12 :
et oui
a écrit le 17/12/2012 à 16:02 :
Ce n'est pas une tare que d'avoir appris, puis longtemps enseigné les mathématiques. Dans le rôle qui est le mien, ici, à l'Assemblée Nationale, je me dois d'avoir un sens de l'intérêt général devant des difficultés budgétaires qui sont aussi une réalité pour des millions de Français qui ne sont pas tous des "pigeons". Votre sens de la formule n'y changera rien. Être élu ne donne pas de droit divin. Cela donne, pour un temps limité, la mission de gérer le Pays. Je n'ai rien contre les entrepreneurs. Vous ne voyez qu'à travers ce prisme. Oui, je suis devenu fonctionnaire enseignant, en suis fier. Pour vous c'est un handicap. Je suis fier d"avoir donné à beaucoup de mes élèves le goût d'entreprendre. Aucun de mes 3 enfants ne l'est. J'en suis heureux pour eux. J'ai du respect pour vous. Vous ne semblez pas en avoir pour moi. Ce que j'exprime est partagé par de très nombreux élus et de très nombreux électeurs. Vous travaillez sans doute beaucoup. Moi aussi. Je suis un pur produit de l?École de la République. Je ne suis pas jaloux de vos plus-values. J'ai aidé beaucoup de petites gens. J'ai aussi aidé beaucoup de petits entrepreneurs. J'ai aidé des gens fortunés. J'ai rendu services à quelques grosses entreprises. J'ai des principes, mais ne me sens pas dogmatique... Et vous ?
Réponse de le 17/12/2012 à 16:28 :
Monsieur Eckert,
c'est courageux de répondre sur cette page et je vous en sais gré.
Peut-être ai-je mal interprétée la situation - c'est pourquoi je vous ai prié de m'excuser dans mon post au cas où ce serait le cas.
Ceci étant dit, l'amendement que nous avions suggéré et qui semblait avoir le support du gouvernement n'a pas été soumis à l'AN alors qu'il aurait constitué un geste quasiment sans cout pour l'Etat (voire même à un accroissement des recettes fiscales en 2014) et un geste fort à l'égard des jeunes entreprises financées par le business angels. On m'a dit que vous et d'autres membres de la Commission des Finances étiez à l'origine de cette annulation... Si cela est faux, n'hésitez pas à le dire.
J'ai beaucoup de respect pour le type d'homme que vous êtes, j'ai eu de grands professeurs de mathématiques qui vous ressemblaient... et qui m'ont doté d'une capacité de raisonnement solide... Ma critique n'est en aucun cas personnelle.
La légitimité que vous tenez de la démocratie n'est pas remise en cause. Par contre, raisonnements politiques et micro-économiques sont parfois de grands ennemis et c'est le cas parfait sur cette affaire des #geonpi.
Des centaines de petites sociétés vont fermer dans les mois à venir, elles comptent en moyenne 5-6 salariés, faites le calcul et vous verrez que l'intérêt général n'est pas forcément là où vous le situez.
Très respectueusement
J-David CHAMBOREDON
Réponse de le 17/12/2012 à 16:57 :
Mr Eckert, vous qui avez un si grand sens de l'intérêt général, pourquoi ne poussez vous pas vos camarades à plus de réformes? Il est vrai qu'il vous faudrait le courage d'affronter ce qui fait votre fond de commerce en reformant cette société sclérosée. Le fait de ne pas envier la carrière de fonctionnaire ne signifie pas que je ne suis pas un pur produit de la république. Vous m'opposerez qu'en tant qu'entrepreneur, je suis contre toute hausse de la fiscalité. En l'état actuel je ne suis pas contre. A condition qu'elle soit accompagnée de réformes. Sans vouloir stigmatiser telle ou telle catégorie de personne (sacrilège!!), mais pourquoi ne réformez vous pas notre mille feuille de collectivités, par exemple? Sans doute l'un des plus couteux du monde occidental. Et ne m'opposez pas qu'il est efficace. Les dernières études montrent qu'en moyenne les délais sont simplement doublés. Il est vrai que nous sommes tellement plus doués nous les français. Moi aussi je fréquente bon nombre de personnes, de différents horizons, M. Eckert. Et ce que disent ces personnes, ce n'est pas qu'elles ne veulent pas payer d'impôts, non loin de là. Ce qu'elles disent, tout simplement, c'est qu'elles en ont assez du gaspillage, de la gabegie générale dans laquelle se vautrent nos chers (au sens propre du terme d'ailleurs) élus.
Je n'ai rien contre les professeurs de mathématiques, je n'ai rien contre les fonctionnaires, Je n'ai rien contre vous M Eckert. Non, simplement je suis à un âge où je n'ai jamais connu un budget équilibré. A un âge de comprendre que la seule réponse consistant à toujours augmenter les charges (je parles IR, IS, SS, ....) en appelant au patriotisme n'est plus une solution viable. Où est votre patriotisme quand on voit comment 30 ans d'alternance ont mis le pays à sec?
Je quitte la France M. Eckert, soyez rassuré, je garde mon passeport. Mais je préfère subventionner un système cultivant l'esprit d'entreprise plutôt qu'un état féodal subventionnant son clientélisme

Bien à vous Seigneur. Eckert
Réponse de le 17/12/2012 à 17:13 :
Merci M. Eckert pour ce merveilleux message fort en émotion ! L'engagement, la famille, la fierté du travail accompli... On sent presque l'homme blessé ! Exact ? C'est beau, émouvant, mais malheureusement, cela ne répond aucunement aux problèmes concrets de l'économie française et de ses entreprises. Je tiens également à souligner le choix du mot « aider » très significatif de l'état d'esprit de la plupart des politiques français de gauche et de droite. Il faut le dire tout net, en France « aider » signifie verser des subventions ou des allocations. Alors oui, il y a des cas extrêmes où cela est nécessaire, mais la généralisation de ce type de systèmes est une calamité qui démobilise le pays dans son ensemble depuis des années. Aider autrui, que ce soit une entreprise ou un particulier, ça n'est pas lui donner de l'argent, c'est lui offrir les conditions pour se développer ou trouver du travail. Ça n'est absolument pas ce qui a été fait ces 30 dernières années, ni par la gauche, ni par la droite, qui se sont pourtant partagé le pouvoir.
Réponse de le 17/12/2012 à 17:14 :
Bravo !
Réponse de le 17/12/2012 à 17:29 :
Il y a une telle suffisance dans le message de ce M. Eckert. On se croirait revenu dans l'Ancien Régime quand le roi se prenait pour le "père" de tous les français. M. Eckert nous aide, il sait ce qui est bon pour nous le petit peuple. C'est flippant de voir comment les ressorts de la société française n'ont pas changé depuis des siècles... A se demander si la Révolution a vraiment eu lieu ou si on a simplement changé le casting ? On voit bien en tous cas que côté liberté (d'entreprendre), on en est au statu-quo.
Réponse de le 17/12/2012 à 23:00 :
Pour le première fois depuis très longtemps, les dépenses de l'Etat en 2012 baissent en valeur de 200 Millions d'Euros. Nous avons fait une coupe de 10 Milliards, car leur augmentation (inflation, GVT, poursuite de programmes...) aurait été de ce montant sans nos mesures de juillet. L'augmentation de la fiscalité vient en plus pour enfin baisser dette et déficit. Je n'ai aucune prétention, mais assume nos décisions.
Réponse de le 18/12/2012 à 2:23 :
M. Eckert, croyez bien que je respecte en vous le professeur et l?élu. Mais votre commentaire rate complètement le sujet.

D'abord, une des causes de la gêne de certains d?entre nous, entrepreneurs et investisseurs, c?est justement que vous (vous = pour simplifier, une partie des élus et de l?administration) ne nous respectez pas du tout. Au contraire, dans la moyenne de vos déclarations (élus et gouvernement), vous nous stigmatisez violemment, comme des gamins qui s?enrichissent par hasard, des spéculateurs qui deviennent riches en dormant ? bref, des voleurs.

Regardez les commentaires à cet article : « ces entrepreneurs qui s?en mettent plein les poches, au détriment des salariés ». Cela fait 6 mois que vous caressez ce genre d?ignorance dans le sens du poil, alors que c?était le moment de faire, enfin, de la pédagogie économique.

Quel dommage, depuis 6 mois, d?avoir raté l?occasion de réconcilier les français avec leurs créateurs d?entreprises. Quel gaspillage, et quel ridicule pour vous, de crier ainsi haro sur les entrepreneurs. Mais vous préférez faire semblant de nationaliser Florange.

Mais surtout, vous exercez un pouvoir irrationnel, que vous regretterez bientôt.
Un pouvoir irrationnel, car vous taxez les jeunes entreprises, via leurs créateurs, sans limite raisonnée : 40% ? 50% ? 60% ? 6 ans ? 10 ans ? Par quelle mécanique équitable fixez-vous la limite ? Etes-vous certain de placer la barre au ?bon? niveau ? et pas à un niveau qui fait plaisir à votre électorat ? Vous croyez vraiment que les investisseurs ne sont pas des créateurs ?

Vous le regretterez bientôt, car il y a une dissymétrie entre nous, et vous ne semblez pas bien la comprendre :

- Si vous n?êtiez pas là, mes enfants n?auraient pas de prof de maths dans leur lycée. Embêtant. Mais comme je crée des richesses et des emplois, je peux m?organiser autrement, même en restant en France, mon pays.

- Si je nous n?étions pas là (nous, les PME de croissance), aucun emploi net n?aurait été créé dans les 10 dernières années. Avec les destructions dans les grands groupes, il y aurait 700 000 chomeurs de plus. Dont vous, peut-être.

La différence entre nous, c?est que c?est nous qui créons les emplois et la richesse, celle que vous consommez (fonctionnaires) et distribuez (politiques). La redistribution, nous en étions heureux et même un peu fiers ? jusqu?à un certain point d?équilibre. Ce point d?équilibre, vous l?avez probablement dépassé.

Nous n?avons même pas besoin de partir en Belgique ou à Londres pour que vous soyez privé de dépenser les ressources que nous fabriquions: il nous suffit d?arrêter de travailler autant, d?arrêter de prendre des risques dont vous n?avez pas idée, de nous mettre à un rythme moyen ? tiens, par exemple, avec mon diplôme d?ingénieur et mon MBA, je dois pouvoir être prof assez facilement ? et, adieu les 700 000 emplois créés en 10 ans par les PME de croissance. Adieu les taxes sur la création de richesse. Adieu, la richesse, tout court.

N'y voyez aucun manque de respect. Je respecte énormément la fonction publique (même si je l'aimerais mieux un peu plus mince, et j'apprécierais que les impôts que je génère allaient vers l'université, la recherche, l'éducation, plutot que vers la dette et les 10% de gabegie identifiés par le cour des comptes depuis 30 ans. Tant qu'à rêver, j'aimerais aussi une fonction publique et des politiques qui connaitraient le vrai monde de l'entreprise, après tout c'est bientôt Noël).

Je voudrais juste un peu d'équilibre entre nous, et cet équilibre, vous l'avez cassé.
Réponse de le 18/12/2012 à 10:31 :
Monsieur Eckert,
tout d'abord merci de vous prêter au jeu de la démocratie digitale en participant à cet échange de commentaire.
Ensuite, bravo de contenir les dépenses publiques. Nous savons tous que c'est uniquement par une baisse significative de celles-ci que nous pourrons retrouver des marges de manoeuvre économique synonymes de création d'emplois et de croissance.
J'ai lu votre blog ce matin (http://www.christianeckert.net/m/article-113567707.html) et je dois avouer avoir été très surpris de l'assimilation que vous faites entre Gérard Depardieu et les Pigeons.
En effet,
- le porte-parole des Pigeons que je suis fait partie des très nombreux investisseurs ou entrepreneurs qui ont décidé de rester en France "quoiqu'il arrive"... Croyez-vous que je me battrais comme je le fais si j'avais décidé de m'exiler ?
- les Pigeons dont l'aventure entrepreneuriale va potentiellement "avorter" et qui sont les premières victimes du PLF sont de jeunes entrepreneurs sans capital... Croyez-vous vraiment que la situation de ces jeunes gens soit similaire à celle de Gérard Depardieu ?
Vous n'avez pas aimé la forme du mouvement des Pigeons début octobre, je peux le comprendre, personne ne l'avait anticipé mais ceci ne vous exempte pas d'essayer de comprendre la réalité économique qui est derrière: votre article 6 du PLF brise l'élan des secteurs les plus modernes et dynamiques de notre économie et c'est pour cela qu'il est une catastrophe nationale...
Nous nous sommes déjà rencontrés 2 fois, revoyons-nous calmement en 2013, je ne passerais jamais assez de temps à expliquer cela car c'est simplement un enjeu crucial pour notre pays !
Bien respectueusement
J-David CHAMBOREDON
Réponse de le 18/12/2012 à 17:04 :
M. Eckert, en fin politicien digne fils de la république, vous maniez le verbe aussi bien que votre premier ministre lorsqu'il déclarait haut et fort que les impôts d'états (pour faire le parallèle avec vos dépenses de l'état) n'augmenteront pas. Tout le monde sais ce qu'il est advenu du matraquage fiscal (au nom de la SS!)... 200 millions? A peine le 5ème du trésor de guerre de vos collègues sénateurs.
Qu'en est-il de la dette sociale? Qu'en est-il de la dette de nos retraites (tous régimes confondus car je ne me permettrais pas de stigmatiser les électriciens ou les cheminots, non non! Après tout, stigmatisez vous ces entrepreneurs capitalistes voleurs?)? Quand je vois que le régime des électriciens est maintenant adosser à la caisse des entrepreneurs libéraux je souris et frémis à la pensée du jour où on annoncera à tous ces entrepreneurs que leur valeur de point sera divisée par 2 pour permettre le maintien des pensions des électriciens au nom d'un accord datant de l'après guerre.
En parlant de baisse des dépenses d'état vous limitez (volontairement ou non), le débat à la plus petite des lucarnes. Mais n'ayant pas fait l'ENA je suis certainement incapable de comprendre de tels enjeux. Bien à vous
Réponse de le 18/12/2012 à 21:21 :
Je cite la fin du dernier billet d'Eckert sur son blog: "J'entends les "pigeons entrepreneurs" et Gérard Depardieu se plaindre de devoir contribuer au redressement des comptes. Cela me rassure. La grande majorité des français a plus de décence."

Voilà donc l'état d'esprit du bonhomme vis à vis des entrepreneurs. Autant dire qu'essayer de faire comprendre à Mr Eckert les conséquences réelles de sa soi-disant "défense de l'intérêt national" revient à pisser dans un violon. Pardonnez-lui, il ne sait pas ce qui'il fait.
Réponse de le 18/12/2012 à 21:48 :
Pour ma part j'ai enseigné les maths ET suis entrepreneur et je n'ai pas oublié comment on faisait des raisonnement logiques et sérieux lorsque je suis passe à mon second métier, contrairement à vous, Mr Eckert. Vous êtes un saboteur, qui vous obstinez parce que l'affaire des pigeons en octobre a mis à nu le fait que vous ne compreniez rien aux conséquences techniques de ce sur quoi vous prétendez légiférer, puisque ni votre parcours ni celui de vos conseillers ne vous a armé pour comprendre l'entreprise, et encore moins la création d'entreprises, ni même plus généralement les mécanismes de véritable création de richesses économiques et d'emplois.

Depuis que l'on vous a mis le nez dans vos limitations et que le gouvernement vous a désavoué, vous avez une revanche à prendre et faites tout ce que vous pouvez pour nous pourrir la vie. Ce n'est pas plus compliqué.

En ce qui me concerne, je me demande bien pourquoi je continue à m'imposer un salaire de misère et des insomnies perpétuelles pour ma boite, vu que j'ai l'impression que ça ne m'apporte que de l'hostilité auprès des ayatollahs de votre espèce. Je ferais bien de dire à mes employés -qui eux sont bien payés, contrairement à moi, puisque je supporte seul toutes les contraintes de trésorerie tant que la boite ne sera pas profitable- "désolé, les gars, je jette l'éponge, on ferme, je vais devenir un gentil salarié dans un groupe du CAC 40, comme ça je n'aurai plus l'impression de devoir m'excuser".
a écrit le 17/12/2012 à 12:33 :
Depardieu est un gros, Depardieu est ingrat.
Réponse de le 18/12/2012 à 2:13 :
depardieu a suffisamment payé surtout quand on voit comment la fonction publique et l'assistanat se gargarise
a écrit le 17/12/2012 à 12:23 :
Comment se re decredibiliser en 1 article.Decidemmeent ces "pigeons"n'ont pas peur du ridicule.
Ils disent se battre contre la loi 6,et apres disent que le seul truc qui les interessent c dl'abattament des plus values....On a comprit la logique....
Relance le mouvement,on va bien rigoler.Vous pourrez expliquer en quoi taxer le capital a hauteur du travail est scandaleux.Dans ce cas la travailler avec des remunerations aussi basse est scandaleux,et les salaries devraient demander aux "pigeons" d'augmenter les salaires?.....
Les guignols de l'economie,les pales copies d'un vrai patron sont scandalise apr la taxation de leur plus values....
Réponse de le 17/12/2012 à 13:44 :
On voit bien que vous ignorez tout du monde de l'entreprise. Je n'ai pas trouvé un patron de petite ou grande entreprise qui trouve que le projet de loi de finance est favorable à l'investissement et à l'emploi. J'ai même trouvé des membres du PS et du gouvernement pour dire l'inverse. Taxer le capital comme le travail n'a pas de sens car le capital subit le risque de valorisation propre à tout investissement en capital (votre salaire est fixe), l'érosion de l'inflation (les salaires suivent l'inflation) et il est déjà taxé à l'impôt sur les sociétés (et en plus en France à l'ISF). Tout cela relève de la première ou deuxième année d'économie et explique pourquoi aucun pays ne taxe le capital comme le travail et que tous les observateurs étrangers trouvent cette mesure stupide. Le mouvement des pigeons vaut ce qu'il vaut, mais il est sincère et croyez moi, il est juste et mesuré. Ce sont les employés, les chômeurs et d'une façon générale les gens modestes qui vont payer à terme l'effondrement des investissements privés en France qui a lieu depuis le mois de septembre et qui est inédit dans l'ensemble des pays industrialisés. Savez-vous que la France depuis un an la championne du monde des faillites d'entreprises? vous êtes vous demandé pourquoi? Toutes ces ponctions fiscales sur les entreprises et les entrepreneurs sont issues de slogans de campagnes destinées à capter les voix d'extrême gauche, pas à rétablir les finances de notre pays. Elles auront pour effet de faire fuir nos forces vives (c'est notre spécialité depuis des siècles) au profit de nos voisins moins dogmatiques et mieux gouvernés que nous. D'ailleurs ils s'en réjouissent, cf presse belge ou anglaise...
Ravalez donc votre haine, ces gens ne vous ont rien fait - ou plutôt font bien plus pour vous que vous ne le pensez. L'économie c'est bien plus complexe que les méchants patrons vs les gentils gauchistes, il serait temps de s'en rendre compte dans ce pays.
Réponse de le 17/12/2012 à 15:39 :
Les salaires suivent l'inflation?Depuis quand?! Iln'ya pas de risque en tant que salaries....a part se faire virer.
Encore la logique biaise du "createur de richesses" vs les salaries qui bien entendu,ne permettent pas a l'entrprise de creer de la richesse, et ne prennent aucun risque....
Les salsaries creent de la richesse,dont une bonne partie se dirigent vers les dividendes,la part du revenu du travail au sein des entreprises n'a fait que diminuer en faveur de celui du capital....CQFD.
En 1 commentaire vous venez de vous ridiculisez au meme titre que les "pigeons" c beau la solidarite
Réponse de le 17/12/2012 à 16:09 :
Cher Monsieur

Je suis un bisiness angel actif : je soutiens actuellement 15 start up de l economie numerique, toutes fragiles et deficitaires. Sans mes acolytes et moi, ces societes n'auraient jamais vu le jour ou mourraient rapidement. Personne d autre que nous n'accepte en effet de les financer. Elles emploient pourtant des cenraines de personnes.

Et bien, voyez-vous, quoi que vous en pensiez, mes acolytes et moi avons decide de cesser cette activite : deja si risquee par lenpasse, elle est devenue avec cette nouvelle loi, source certaine de pertes.

Or, avec tout le respect que je vous dois, force est de constater que mon avis en la matiere compte plus que le votre pour determiner l avenir de l economie des start ups en France...

Insultez-nous si vous le voulez : vous ne pourrez pas nous forcer a continuer a investir...

Malin va.
Réponse de le 18/12/2012 à 11:02 :
rb, vos commentaires montrent le fossé qu'il existe entre les salariés et les grands patrons. Je crois que beaucoup de gens partagent votre avis. Nous parlons tous ici des petits patrons, qui se payent souvent au smic, parfois moins que leurs salariés, qui travaillent 70 à 80 heures par semaine, ne partent pas en vacances...

Lorsque leur société a créé suffisamment de valeur pour payer tous les salaires, qu'enfin ils peuvent espérer en tirer un bénéfice, qu'ils souhaitent vendre l'entreprise pour qu'elle se développe et conserve les emplois créés voire qu'elle en crée d'autres, à ce moment là, l'entrepreneur est lourdement taxé. Et contrairement aux salariés, il est taxé comme s'il avait touché son revenu EN UNE SEULE ANNEE. Si au moins la plus-value était divisée par le nombre d'années de vie de l'entreprise, on se rapprocherait de l'égalité des revenus capital/travail.

Enfin, je ne parlerai pas ici de tous ceux qui n'ont pas réussi et qui donc perdent les économies qu'ils ont investies dans leur entreprise. En feriez-vous autant ? Renonceriez-vous à votre train de vie pour créer et soutenir une entreprise à bouts de bras, sans vous payer, sans partir en vacances pendant plusieurs années et en risquant de perdre l'argent investi ?
a écrit le 17/12/2012 à 12:20 :
Je n'irais pas jusqu'à défendre les socialistes mais quand ceux qui nous parlent d'emplois n'ont en tête que la plus value qu'ils comptent faire au bout de 2-3 ans en revendant leurs entreprises, bien avant qu'elles ne montrent qu'elles ne sont pas viables, sinon, elles seraient invendables évidemment, personnellement j'hésite à éclater de rire...
Réponse de le 18/12/2012 à 6:56 :
est il aussi inconcevable pour vous que dans le secteur des start up, la valorisation arrive plus vite que dans d'autres secteur?????
ah oui, c'est nouveau, c'est technologique........tout ce que les français n'aime pas
ca me fait toujours penser aux primates du films "2001 l'odyssée de l'espace" devant le monolithe
a écrit le 17/12/2012 à 12:11 :
Ce que j'aime dans le "Pigeon", c'est le tir, rôti avec des petits pois, voyageur, le sauvage, l'excellent ramier. J'aime bien aussi l'adjectif "pigeonnant". Je n'aime pas le pigeon qui vole bas, celui de la volière qui roucoule en bande, le pigeon de basse-cour nourrit au maïs OGM de la mondialisation. Le pigeon pleurnichard, geignard, bavard et qui bavasse sur l'injustice qu'on fait à l' endroit de son porte-monnaie.
Il y a pigeons et pigeons, je préférerais toujours la souche naturelle à l'hybride libéral.
Réponse de le 17/12/2012 à 12:21 :
Commentaire le plus remarquable de la file :o)
a écrit le 17/12/2012 à 11:09 :
Merci de continuer le combat. Nous luttons simplement contre la bétise et la jalousie. Jalousie du succès et l'indépendance de la part de fonctionnaires et parlementaires qui oublient que sans création de richesse il n'y a pas de redistribution. Il est de l'intérêt de la France que la fiscalité ne soit pas confiscatoire pour les #geonpi (entrepreneurs et business angels). Il est de l'interet de la France que nous mettions notre énergie à créer de nouvelles activitées, plutot que degarder sous morfine Florange. Le combat doit aussi éveiller les français aux réalités de l'économie, il est inadmissible que nous vivions au crédit de nos enfants en empruntant sans fond, pas étonnant dans ce cas que nos jeunes diplomés partent.
Réponse de le 17/12/2012 à 17:17 :
que notre épargne serve a grée des entreprise plutot que aller sur un livre a
a écrit le 17/12/2012 à 10:50 :
Grace aux Pigeons, je me suis intéressé à la politique et notamment à l'explosion de la CFE, sur Melun Val de Seine et nous avons été entendu... mais j'ai constaté que la politiquešlocale était entre les mains de personnes d'une moyenne d'age respectable le président a plus de 80 Ans. Nous entrepreneurs nous devons aussi nous impliquer dans la politique pour éviter de nous faire plumer.
Mr Eckert est un pur produit politique difficile de lui faire comprendre l'économie complexe de la création d'entreprise.
Ce qui se passe à l'UMP n'est pas pour nous rassurer sur une sortie positive... Inutile de compter sur les syndicats patronaux ils sont entretenus pas le système...
Pessimiste... et dans le même temps les candidatures spontanées arrivent dans ma boite mail...
Réponse de le 17/12/2012 à 11:35 :
il n'y a pas d'électeur pour nous.... c'est pour cela qu'il nous reste le vote avec les pieds! c'est dramatique!!
a écrit le 17/12/2012 à 10:45 :
Entre obscurantisme ou absence de formation à l'économie d'entreprises, nos députés fonctionnarisés souffrent en fait des deux maux. Les pigeons devront effectivement se réveiller ou faire comme les dindons (d'autres mauvaises farces du même tonneau), partir.
a écrit le 17/12/2012 à 9:50 :
L'auteur garde son calme mais la situation est grave. Ce qu'il oublie de dire, c'est que l'Assemblée est composée à 55% de fonctionnaires (source Cevipof), qui n'ont jamais financé et encore moins créé d'entreprise. Pour eux, toute économie doit être "administrée", comme par le Gosplan dans l'URSS d'autrefois, avec le succès que l'on sait.
Réponse de le 17/12/2012 à 10:32 :
l'assemblée et le gouvernement surtout les gouvernement ils sont quasiment tous fonctionnaires sont en train de mettre le privé sur la paille .............................il suffit de voir ce qui se passe pour les retraites ..................... la fonction publique jusqu'a maintenant n'as pas ete touchée . la situation est grave tres grave ................................
a écrit le 17/12/2012 à 9:45 :
En fait de "socialisme" c'est la bêtise concentrée qui reste leur maître mot et l'inspiratrice de leurs petites manoeuvres qui leur permet de s'illusionner sur leur influence à changer le cours des évènements qui de toutes manières les dépasse. Ils sont, aveuglément ou ...les serviles adminsitrateurs d'une puissance non identifiée qui les rémunère pour services rendus.
a écrit le 17/12/2012 à 8:46 :
Le dogme est plus fort que la raison, la peur d'accorder un avantage a un entrepreneur est plus forte que l'envie de créer des emplois. Ce texte qui touche potentiellement tous les entrepreneurs qui visent une croissance rapide montre que ce gouvernement voudrait que les entrepreneurs soient des laborieux desinteressé par l'argent. Le resultat de cette politique se verra dans le nombre de création d'entreprise, les resultats de ces entreprises ainsi que dans l'augmentation du nombre de chomeurs.
Réponse de le 17/12/2012 à 17:34 :
Le resultat de cette politique se verra dans le nombre de création d'entreprise, les resultats de ces entreprises ainsi que dans l'augmentation du nombre de chomeurs.

la on va le voire le nombreux de chomeurs augnenté
a écrit le 17/12/2012 à 8:24 :
"venez a Londres" dit boris johnson
oui venez rejoindre les milliers de francais ici,la France c est fini,le passé, tout juste bon a y revenir pour les vacances
Réponse de le 17/12/2012 à 8:47 :
Taxées, les vacances, taxées !
Réponse de le 17/12/2012 à 10:15 :
Pourquoi Londres, vous pouviez pas choisir une ville un peu plus sympa et où on voit le soleil des fois ? ;-)
Réponse de le 17/12/2012 à 11:38 :
Par ce que Londres a eu la meme histoire que la France avec le Labor durant les annees 70. Exactement le meme delire.... a l epoque monsieur tout le monde voulait un job a vie soit dans l administration soit dans une entreprise nationalisee, une maison fournie par son local council pareil a vie qu il ait du taff ou pas, ( ca conrespond a nos HLM mais dans certain cas ca peut etre de petite maison sympa car les pauvres devait avoir autant si non plus que les riches selon les MP du labor pour reduire la violence, c'etait l epoque de orange mechanic et ensuite des sex pistaol, et comme les soc avec les banlieux au lieu de regeler le problemes ils lachait comme il lache du fric a leur gamins quand ils pleurent), donc taff, logement et sa securite sociale (NHS) garanti par l etat et sa retraites garanti par l etat...

Ils ont tous tellement tirer sur la cordre a cout de nationalisation (automoile, charbon etc...) et de greves a repetition (apres une certain heures autour de 6h le soir il n y avait plus d'electricite par exemple dans tout le pays ... les hopitaux faisaient la greves et ce sont les proches des patients qui devait venir dans les hopitaux s occuper de leur proche car le nombre d infermiere etait trop limite) donc ils ont tellement tirer sur la cordre .... que maintenant il n ont plus de systeme de retraite national sauf pour la fonction publique, le NHS a souffert dans la batailles et tous les council flat ont plus ou moins ete vendu, l'idee a ete lance par le labor et applique par Tatcher, idem poru une grande partie des trains, tout ca pour payer les aides finacieres fournis par le FMI pour essayer d eponger la dette accumulee par le labor qui comme les socialiste francais ont toujours des belles idees pour utiliser l'argent des autres ou l argent qu il n ont pas et qu il emprunt pour bien bousiller l avenir des future generation ... en claire ils sont arrive au meme constat que beaucoup de francais aujourd hui les politiquer sont completement incompetant.

Ils sont arrive a un point ou il imposait les revenue sur les loyer a 97%. Donc il reste 3% pour essayer de maintenir la proprietes... Donc c'est le labor qui a developper ce nouveau sport national qui consiste a faire de l optimisation/evasion fiscale.

Donc l'angleterre a ete pendant longtemps l homme malade de l'europe...

Le seul constate qu on peut en tirer c'est que des professeur d'allemand pour premiere ministre ou des prof d economie pour president ca n aide pas et ca n a jamais aider... ces mec n ont jamais bosser, son arrogant et ne respect rien mais savent faire une chose c'est tapper dans la caisse commune et faire la morale aux hommes libres qui decide de vivre ailleurs.

Jonhson est sympa, mais bon il oublie de dire qu'ils ont quand meme couler leur pays avant de realiser que si tu veux avoir des business qui tienne la route il faut un minimum de stabilite fiscale... Donc au lieu, de faire son fiere, il devrait plutot dire 'regardez notre histoire on a fait comme vous avec ls socialiste, ne faites pas la meme connerie les gars !!!'
Apres Jonhson est un politiciens qui surffe sur tout ce qu il peut.

Donc Londres, c'est une grande place ouverte a tous les vents, ca a du bon et du mauvais avec une stabilite fiscale, mais sans retraitre au niveau national, un NHS qui offre le service minimum et un marche de l immobilier super cher... Pour s entraiter il y a un systeme de charity n etement plus developper ou chacuns essayer d aider et contribue....
Autrement les gens sont conscient que les politiciens sont des clowns et sont pret a sortir avec la batte baseball pour defendre ce qu ils on a defendre... je pense notament au looters ...

C'est different c'est ni mieux ni moins bien, c'est un choix ... qui des fois s impose.
Réponse de le 17/12/2012 à 17:25 :
Ouais, mais quand on regarde la gueule de la grande bretagne aujourd'hui ça donne pas envie. D'ailleurs, c'est tellement agréable comme coin que tous les britons friqués viennent vivre en Dordogne.
Réponse de le 17/12/2012 à 22:55 :
Mesdames et messieurs entrepreneurs et salariés,

Je viens ajouter ma modeste pierre à cet impressionnant édifice.
Je ne suis qu'un simple salarié d'une grande entreprise et je n'ai aucunement la prétention de donner des leçons à qui que ce soit. Mais je suis forcé de dire que la chose qui ressort le plus de cette suite de posts est juste la rupture des liens qui devraient faire la force de l'entreprise.
Quel intérêt de se renvoyer ainsi une responsabilité qui est partagée par tous... Ce qu'il manque de nos jours c'est une vraie volonté de bosser tous dans le même sens. En effet, je me refuse à mettre tout le monde dans un sac ou dans l'autre car rien n'est jamais aussi simple. Les salariés ne sont pas tous des "pauvres anges qui subissent" et les entrepreneurs ne sont pas non plus tous des "vilains riches qui aiment faire souffrir", mais le contraire n'est pas plus vrai non plus.
Je suis totalement persuadé que nous sommes tous des parties indispensables et surtout inséparables. Car il n'est pas d'entreprise sans salariés ni sans patron.
Quand on sait de quoi des entreprises sont capables lorsque toutes forces motrices travaillent pour le bien de l'ensemble, je ne peux m'empêcher de me sentir triste et un peu pessimiste quand je vois cette manière abjecte de se renvoyer la balle car à la fin il n'y a pas de gagnant...
Ce qu'il faut trouver c'est une forme d'équilibre et que tout le monde joue le jeu. Mais encore une fois je crois assez peu en les gens et leur réelle capacité à partager.

Le fait de tirer la couverture à outrance dans un sens ou dans l'autre est tout aussi nocif pour l'ensemble de l'économie. La rentabilité à tout va du modèle libéral est un échec car elle prive l'économie de son ingrédient essentiel : le client. Car un chômeur n'a pas de quoi consommer et ne permet pas de pérenniser des entreprises.
Mais son opposé "gauchiste" serait un échec aussi retentissant car il priverait le marché de capitaux pour continuer à progresser.

Alors mon seul conseil, arrêtons de nous tirer dans les jambes et faisons front ensemble pour trouver les vraies solutions. Mais cela ne marchera que si chacun accepte d'être honnête ce dont je doute sincèrement.

Il serait donc plus simple d'alléger les taxes afin de permettre de recréer de l'emploi, mais exiger en contrepartie des engagements dans le sens de l'emploi et le pouvoir d'achat. Quand on aime entreprendre, peu importe de devenir riche du moment qu'on ne manque de rien et qu'il reste assez pour poursuivre dans ce sens.
Donc messieurs-dames, soyez raisonnables et faites vous tous confiance et on verra vite les résultats.

Bonsoir à toutes et tous.
Réponse de le 18/12/2012 à 6:41 :
Posez vous la question de savoir pourquoi le peuple suisse moins intelligent que nous mais qui donc réfléchit plus , a inscrit dans sa Constitution le principe de la concurrence fiscale entre ses cantons , alors que nous nous voulons l'harmonisation et les exits taxes .....
Si nous voulons définitivement maîtriser le Monstre qui nous dévore , une seule solution durable : organiser la concurrence fiscale en Europe.
Réponse de le 01/01/2013 à 16:27 :
j'ai vécu dans une ferme avec toutes sortes d'animaux:lapins,poules,canards qu'on mangeait mais les pigeons s'envolaient et revenaient toujours a la ferme et mon père les prenait quand ils étaient bien gras pour les manger?

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