Cybersécurité : pourquoi Sentryo dit "oui" à Cisco
Vincent Lonchampt

Sentryo
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Sentryo s'apprête à battre pavillon américain. La startup lyonnaise, considérée comme l'une des pépites françaises de la cybersécurité de l'internet industriel, est en passe d'être rachetée par Cisco, le numéro un mondial des équipements de réseau (35 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an).
L'annonce du lancement de l'acquisition, qui doit être bouclée d'ici à la rentrée, vient d'être faite par le géant Californien qui va intégrer à sa business group IoT la solution de surveillance des réseaux internet de groupes industriels sensibles (groupe pétroliers, distributeur d'énergie...) développée par une cinquantaine d'ingénieurs à Villeurbanne.
Le processus de vente de la jeune pousse est lancé alors que Sentryo a bouclé, en décembre dernier, un tour de table de 10 millions d'euros auprès d'investisseurs internationaux.
Adossé à Cisco, le dirigeant estime que la Sentryo va "changer de dimension" grâce à un actionnaire puissant "qui a l'intention de mettre les moyens" pour sa future acquisition actuellement engagée dans une course à la croissance.
Dans un marché forcément mondial, Sentryo avance ses pions aussi bien en Europe, En Amérique du Nord et du Sud qu'au Moyen-Orient (où la société vient de signer un "important contrat").
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Ce dernier recense "trois ou quatre « vrais » concurrents dans le monde à un niveau de développement semblables à celui de Sentryo".
Dans cette optique, le deal présente un avantage de poids pour Sentryo : sa technologie de cybersécurité va être intégrée directement à l'architecture du réseau internet industriel développé par Cisco, et non plus venir se rajouter aux réseaux existants ce qui demandait de nombreux ajustements.
"Sentryo entre dans une période passionnante", se félicite Thierry Rouquet, alors que le deal prévoit que le dirigeant reste en poste "au moins pour les trois prochaines années" .
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