A l'heure de la décarbonation de l'industrie, les bioraffineries sont appelés à remplacer les produits dérivés du pétrole, en produisant des alternatives durables issues de la biomasse. Ces unités transforment, en effet, des matières organiques, en grande majorité du bois mais aussi des résidus agricoles, pour en faire des matériaux, de l'énergie ou des carburants. Autant de solutions très demandées par des secteurs tels que l'aviation, le textile ou la pharmacie qui entendent limiter leur empreinte carbone.
Il y aurait, aujourd'hui en Europe, 143 bioraffineries et le secteur est en pleine croissance. Face à cette montée en puissance, il faut former une main-d'oeuvre qualifiée, notamment des ingénieurs capables de faire fonctionner ces usines mais aussi, d'innover pour repousser les limites actuelles. C'est bien l'idée du projet Bioraf, porté par Grenoble INP-UGA, établissement public d'enseignement supérieur et de recherche, et Clermont Auvergne INP.
Leur programme vise à développer des formations innovantes de niveau Bac+5 et Bac+8, intégrant les procédés biotechnologiques au sein des bioraffineries valorisant la biomasse végétale.
Les modules de formation seront élaborés dans les prochains mois. Les premiers étudiants des trois écoles d'ingénieurs engagés dans le projet (Pagora et INP Génie industriel, à Grenoble, et Polytech, à Clermont) pourront bénéficier, en partie, de ces cours dès la rentrée universitaire 2025.