Automobile : pressé de sortir du véhicule thermique, le haut-savoyard Bontaz va investir 200 millions d’euros pour se diversifier
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Pour accélérer la diversification de son activités dans trois branches liées aux nouvelles mobilités, l'équipementier autotomobile créé en 1965 par Yves Bontaz va investir près de 200 millions d'euros sur les 15 prochaines années (dont 40% sur fonds...
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Dans la Vallée de l’Arve (Haute-Savoie), l’équipementier autotomobile Bontaz va mettre 200 millions d’euros sur la table pour accélérer la réduction de sa dépendance au véhicule thermique. Au programme : des investissements pour se positionner sur le véhicule électrique, le vélo et les piles à combustible.
A horizon 2035, plus aucun véhicule thermique neuf ne pourra être commercialisé en Europe. Le groupe Bontaz, historiquement implanté dans la Vallée de l'Arve (Haute-Savoie), en a bien pris acte et s'y prépare activement depuis déjà trois ans. L'équipementier autotomobile passe désormais la seconde et accélère la cadence de sa diversification.
Il faut dire que sans réaction de sa part, l'impact de la fin du véhicule thermique pourrait être très rude pour l'entreprise aux 4.000 collaborateurs répartis dans 11 pays (dont près de 500 en Haute-Savoie).
Équipementier automobile d'envergure internationale, reconnu notamment pour ses systèmes de freinage et ses sous-ensemble moteurs, Bontaz va réaliser cette année 300 millions d'euros de chiffre d'affaires. En 2035, la moitié de ce chiffre d'affaires sera effacée avec la fin de la vente des véhicules thermiques en Europe.
« Nous nous devons absolument de réagir car même si nous sommes présents sur toute la planète, la tendance initiée en Europe sera rapidement suivie par les USA et la Chine. Ces trois territoires pèsent actuellement environ 80% de notre chiffre d'affaires », pointe David Anghelone, directeur général de Bontaz.
« Nous ne nous réveillons pas ces derniers mois... nous avions déjà établi une stratégie de reconversion en 2019/2020 mais en deux ans, elle a été balayée. Les pouvoirs publics ont décidé d'aller très vite sur le sujet, nous devons donc accélérer en conséquence ».
L'entreprise créée en 1965 par Yves Bontaz, et désormais présidée par son fils Christophe Bontaz, appuie donc sur le champignon en mettant sur la table un investissement de 200 millions d'euros à dérouler sur les 15 prochaines années qui sera financé à hauteur de 40% sur fonds propres et 60% via de la dette. Au programme : une diversification vers les nouveaux modes de mobilité. Au premier lieu desquels, la voiture électrique.
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