Cosmétique : la loi Jardé va-t-elle supprimer des emplois ?
Marie-Annick Depagneux
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Marie-Annick Depagneux
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Le groupe lyonnais Dermscan, spécialisé dans les études pré-cliniques et cliniques dans les domaines de la santé et de la cosmétique, a réalisé une belle année 2016 : 10,4 millions d'euros de chiffre d'affaires en progression de près de 10 % par rapport à 2015. Cette croissance a été tirée, plus précisément, par le secteur de la pharmacie et dispositifs médicaux. Le CRO lyonnais (organisation de recherche clinique par contrats) compte 70 collaborateurs à Lyon et le même nombre à l'étranger, où elle possède des filiales en Pologne (à 90 % depuis 2008), Tunisie (à 100 % depuis 2010) et une co-entreprise à Thaïlande (à 34 %).
Dans la foulée de ces résultats encourageants, Frédérique Girard-Ory, Pdg et fondatrice de Dermscan, prévoit une année 2017 riche en projets. Elle évoque une possible acquisition aux Etats-Unis d'un acteur du métier principalement orienté santé. Il emploie une quinzaine de salariés pour 3,7 millions de dollars de revenus.
Une prise de participation dans une autre structure étrangère est également envisagée.
Toutefois ces projets pourraient être différés, voire compromis, aux dires de Frédérique Girard-Ory en raison d'un changement de stratégie que pourrait imposer la loi dite Jardé de 2012 dont le décret d'application a été publié le 16 novembre 2016. Cette nouvelle réglementation étend aux tests cosmétiques (non interventionnels) l'obligation d'être soumis à l'avis d'un comité de protection des personnes (CPP)*. Ce qui signifierait délais et coûts supplémentaires.
Marie-Annick Depagneux
PFAS : la redevance sur les rejets aqueux est désormais suspendue au budget 2026
Face à la concurrence du Mercosur, les éleveurs du Cantal veulent préparer l'avenir
Malgré des vendanges moins volumineuses, le Beaujolais garde le cap
Matériaux stratégiques : Ferroglobe va suspendre sa production de silicium en Europe