Un nouveau ballet s'est élancé depuis quelques mois, dans le centre de distribution internationale de bioMérieux, situé dans la plaine de l'Ain. Des robots bleus circulent énergétiquement entre les allées de la société familiale, spécialisée dans la microbiologie. Les lignes d'étiquetage de ses réactifs, envoyés à travers le monde, jouent quant à elles une nouvelle partition, réglée par un logiciel de logistique interne flambant neuf, œuvrant à la bonne conduite des opérations.
Et pour cause, ce grand corps de 125 salariés, douze robots et deux lignes logistiques, vient de mettre en marche une nouvelle articulation. Objectif affiché, recentraliser la distribution de l'ensemble des réactifs de la société. Jusqu'à présent, une partie de cette mission était déléguée à son voisin, OGX, dont l'un des sites est situé à environ un kilomètre, et ce, depuis 2004. Il y a cinq ans, l'entreprise a toutefois décidé de revenir en arrière, avant même que la pandémie de Covid-19 ne fasse rejaillir l'enjeu de la maîtrise de la distribution, jugé prioritaire.
Le site de Saint-Vulbas recentralise désormais l'ensemble de la distribution de réactifs, acheminés dans les 156 pays clients du groupe. Pour ce faire, le bâtiment a été étendu de la moitié de sa surface initiale, passant de 10.000 à 15.000 m2. La transition, associée à un investissement de 20 millions d'euros, a duré deux ans et a nécessité 17 vagues de transfert des références des produits - au nombre de 1.500. L'entrepôt voit désormais circuler 5.000 colis par jour et 500 palettes. Les premiers sont ensuite distribués directement aux clients de la société en France, en Italie, en Espace, en Suisse et en Irlande. Les palettes, elles, sont envoyées dans d'autres centres logistiques à travers le monde.