Bandeau Women For Future

Maryline Martin, bienveillante châtelaine et créatrice d’emplois

 |   |  385  mots
Maryline Martin, sur les lieux du château fort de Guédelon.
Maryline Martin, sur les lieux du château fort de Guédelon. (Crédits : DR)
Chaque semaine La Tribune et son partenaire Bpifrance vous font découvrir une femme créatrice d'entreprise dans nos régions. Maryline Martin s'est lancée il y a vingt ans dans un projet fou : construire un château fort tout en valorisant l'artisanat et la nature. Son enthousiasme a conquis des milliers de visiteurs, des partenaires financiers et institutionnels et les locaux.

Après douze années à Pier Import à Paris où elle a « tout appris et tout fait », elle décide de revenir dans sa région du Puisaye pour se rapprocher de la nature. Découvrant une population locale touchée par le chômage, elle crée l'association Emeraude pour la réinsertion en milieu rurale et la protection de la nature. Mais Maryline voit long terme et les missions ponctuelles qu'elles proposent aux chômeurs ne lui conviennent pas. Le château fort de Guédelon va répondre à ses attentes. Projet loufoque imaginé avec son ami et propriétaire du château de Saint-Fargeau, il permet, après 20 ans d'existence, de salarier 70 personnes, de former des milliers d'enfants et d'adultes, tout en construisant un château comme au moyen-âge, avec les ressources que la nature lui fournit, sable, pierre, eau, bois. Femme passionnée et entêtée, le projet est rapidement soutenu par des fondations privées telle que Canal +, Edf ou la Macif. « Dans les années 90, les projets humains et sociaux étaient dans l'air du temps. » Même la communauté européenne s'y intéresse, lui permettant de former ses premiers salariés grâce au fonds Leonardo da Vinci. Et le soutien financier de Bpifrance lui a permis de créer un vrai restaurant et des bureaux.

Maryline Martin, Pdg mais surtout chef d'orchestre du château de Guédelon prône la bienveillance, la confiance et le bien-être. Grâce aux 300 000 visiteurs qui découvrent chaque année son terrain de jeu, son entreprise a été rapidement autosuffisante. Maryline Martin valorise l'humain, sa capacité à apprendre et à faire. Elle soutient le tourisme et la production locale à travers son magasin, son restaurant et la création d'un réseau de professionnels du tourisme, Bourgogne Buissonnière. Elle fait pousser des ailes aux 700 bénévoles qui touchent du bout des doigts une vie rurale « qui n'a rien à voir avec l'agriculture, comme l'imaginent pourtant les citadins. Il y a beaucoup d'autres choses qui se font, de l'artisanat à l'édition. »

Femme curieuse, elle vit, lit et voyage pour son château. Sa reconversion née d'un besoin et d'un projet fou, est à l'origine d'un cercle vertueux : création d'emplois, formation, transmission, partage, coopération et valorisation territoriale. Un exemple à suivre.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :