Séverine Sigrist, une carrière dans les thérapies cellulaires
Olivier Mirguet
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Séverine Sigrist a fondé sa start-up Defymed en 2011, avec l'aide du Centre européen d'étude du diabète.
Olivier Mirguet
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Séverine Sigrist a fondé sa start-up Defymed en 2011, avec l'aide du Centre européen d'étude du diabète.
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Son doctorat en sciences médicales sur les thérapies cellulaires traçait la voie d'une carrière dans la recherche. Mais Séverine Sigrist a choisi l'entrepreneuriat. "J'ai travaillé dans un laboratoire de recherche sur le diabète et mon employeur a cru en mon projet. Il a investi à mes côtés quand j'ai décidé de fonder Defymed", rappelle Séverine Sigrist. En 2011, l'aventure était lancée. Dès le départ, l'entreprise établie à Strasbourg a promis une véritable innovation thérapeutique pour soigner les diabétiques: un pancréas bio-artificiel. Différents pancréas artificiels sont en cours d'expérimentation: celui inventé par Séverine Sigrist consiste en une poche en polymères implantée sous la surface de l'abdomen pour permettre au patient de s'affranchir des injections d'insuline.
Onze ans plus tard, le pari est sur le point de réussir. Les essais cliniques qui débutent en septembre 2022 à Strasbourg vont porter sur un dispositif médical implantable pour la délivrance d'insuline, appelé ExOlin. Huit patients seront pris en charge en service de diabétologie en collaboration avec les équipes locales de l'Ircad, l'institut strasbourgeois de formation en chirurgie mini-invasive. Une technique révolutionnaire et robotisée. "C'est un acte médical nouveau. Il faut le faire de manière disruptive", estime Séverine Sigrist.
"ExoLin permet une meilleure délivrance de la molécule", soutient la chercheuse, qui dirige chez Defymed une équipe de 14 salariés.
En outre, l'orientation thérapeutique du dispositif s'est élargie à d'autres pathologies (hémophilie, cancers). "Utilisé contre le cancer, notre dispositif changera les conditions de vie des patients en diminuant les doses de médicament, en améliorant le ciblage et en réduisant la toxicité du traitement", promet-elle encore.
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En cas de succès de cette phase clinique, il faudra encore attendre : la mise sur le marché d'ExoLin est espérée dans un délai de 18 à 36 mois. Chez Defymed, le développement capitalistique et l'attention aux équilibres financiers n'ont pas été de tout repos. En 2019, Séverine Sigrist est rentrée bredouille d'une mission d'investigation pour une levée de fonds à Boston, aux Etats-Unis, une étape pourtant jugée vitale pour la suite de son aventure.
Olivier Mirguet