Les éditeurs français ont du mal à s'unir

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(Crédits : dr)
Alain Kouck, PDG d'Editis, le numéro deux du secteur de l'édition, est pressenti pour prendre la tête du Syndicat national de l'édition. Un choix qui met Hachette sur la défensive.

Semaine riche pour le monde de l'édition française. Outre le Salon du livre qui ouvre ses portes jeudi à Paris sur fond de polémique, la tension monte autour de la succession à la présidence du Syndicat national de l'édition (SNE). Serge Eyrolles a annoncé le mois dernier son intention de mettre fin à son mandat un an avant son terme. On le dit las des dissensions entre éditeurs au sein du SNE. Alors que le livre numérique est à leur porte, les éditeurs français n'ont pas réussi à parler d'une seule voix face aux géants américains que sont Apple, Amazon ou encore Google.

Désaccords sur le numérique

Alain Kouck, président d'Editis, le numéro deux de l'édition française derrière Hachette Livre (Lagardère) serait selon le magazine professionnel "Livres Hebdo", le prochain président du SNE, dont Serge Eyrolles resterait président d'honneur. Mais, des zones d'ombre planent sur cette nomination par le bureau du SNE, alors que les statuts du syndicat prévoient un vote en assemblée générale.

Surtout cette élection pourrait s'avérer plus compliquée que prévue tant l'arrivée d'Alain Kouck risque de provoquer la colère de son principal concurrent, le numéro un du secteur Hachette Livre. Outre que le président du SNE a accès à de nombreux documents non publics des éditeurs français, son rôle est primordial pour aller défendre le secteur auprès des autorités. Autre sujet de désaccord, le numérique. Hachette et Editis sont en opposition frontale sur un certain nombre de points concernant le numérique. Sans compter que certains s'étonnent de voir le SNE présidé par un éditeur filiale d'un groupe espagnol.

Difficile d'imaginer qu'Hachette qui finance pour près de 40% du SNE et dispose d'un droit de veto à l'élection de son président laisse passer l'affaire aussi simplement. Un rebondissement de dernière minute n'est pas à écarter.

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