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La Bourse ? Très peu pour Huawei. Le géant chinois des équipements télécoms, devenu en dix ans numéro deux mondial derrière Ericsson, devant Alcatel-Lucent et Nokia Networks, n'a aucune intention de sauter le pas d'une introduction pour faire taire ses détracteurs qui le taxent d'opacité. « En réalité, les actionnaires sont avides et ils veulent presser une entreprise au plus vite jusqu'à la dernière goutte » a déclaré le fondateur de Huawei, le discret Ren Zhengfei, lors d'une réunion en petit comité avec des journalistes à Londres, comme le rapportent le « Financial Times », le « Wall Street Journal » et l'agence Bloomberg. L'ancien ingénieur de l'armée chinoise de 69 ans, dont le passé a nourri les rumeurs de liens avec l'Etat chinois, détient 1,4% du capital et « les personnes qui possèdent cette entreprise ne sont pas avides » assure-t-il : le reste du capital est officiellement détenu par environ 7.000 des salariés (tous chinois, les employés étrangers ne pouvant détenir d'actions selon la loi chinoise).
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Ren Zhengfei, qui ne confesse « aucun autre hobby que travailler et gagner de l'argent », affirme même que « ne pas être coté en Bourse est une des raisons qui expliquent que nous ayons dépassé nos concurrents », le suédois Ericsson mis à part. Les employés-actionnaires de Huawei « adoptent une vision davantage à long terme au lieu de vouloir juste encaisser les liquidités au plus vite » fait valoir le fondateur. Le plus petit concurrent de Huawei, ZTE, est coté à Hong Kong et à Shenzhen, ce qui ne lui a pas permis d'accéder davantage au marché américain dont les portes sont fermées aux deux équipementiers de l'empire du Milieu. D'ailleurs, Huawei ne compte pas se donner beaucoup de mal outre-Atlantique car « cela prendra aux Etats-Unis dix à vingt ans pour comprendre que Huawei est une entreprise intègre » et préfère concentrer son attention sur les pays qui l'ont accepté, notamment en Europe. Huawei, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 39,5 milliards de dollars en 2013, en croissance de 12%, table sur un quasi doublement (70 à 80 milliards) dans les quatre ans à venir.
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