Espionnage : le chinois Huawei répond à la NSA

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En janvier, le groupe avait des informations de presse selon lesquelles la sécurité de ses équipements télécoms pouvait être déjouée par la NSA.
En janvier, le groupe avait des informations de presse selon lesquelles la sécurité de ses équipements télécoms pouvait être déjouée par la NSA. (Crédits : Reuters)
Le géant chinois des télécoms dit "condamner fermement" l'espionnage par NSA dont il aurait été victime, si celui-ci était prouvé. Jusqu'à présent, le groupe niait toute possibilité d'intrusion dans ses réseaux.

La NSA a-t-elle mis le nez dans les affaires du géant chinois des télécoms et de l'internet Huawei? Le principal intéressé semble en tout cas prendre au sérieux les affirmations du New York Times et du Spiegel, parues dimanche. 

D'après ces derniers, qui citent des documents fournis par le "lanceur d'alerte" Edward Snowden, l'agence américaine aurait eu accès à des documents internes, des courriels de dirigeants ainsi qu'à des codes secrets relatifs aux aux produits développés par l'entreprise chinoise.  

Huawei "condamne fermement"

Réponse de Roland Sladek, vice-président de Huawei en charge de l'international 

"Si les faits évoqués sont avérés, Huawei condamne fermement de telles pratiques (qui consistent) à s'introduire et à infiltrer nos réseaux internes et à surveiller nos communications".

Il a ajouté dans un communiqué que son groupe "désapprouve toutes les actions qui menacent la sécurité des réseaux (de communication) et est prêt à travailler avec les gouvernements de tous pays, avec les investisseurs et les clients, de façon ouverte et transparente, pour relever les défis mondiaux de la sécurité".

En janvier, le groupe avait des informations de presse selon lesquelles la sécurité de ses équipements télécoms pouvait être déjouée par la NSA.

Opération "Shotgiant" 

Selon un document de 2010 cité par le New York Times, l'opération baptisée "Shotgiant" visait à l'origine à rechercher des indices pointant des relations entre l'entreprise fondée par un ancien ingénieur de l'armée chinoise et son ex-employeur. 

Son groupe s'était d'ailleurs vu interdire l'accès à des projets d'infrastructures aux Etats-Unis et en Australie, officiellement pour des raisons de sécurité. Mais rapidement, l'agence se serait également penchée sur des équipements vendus à des pays tiers partout dans le monde, en vue de s'assurer ainsi "un accès à des réseaux de communications jugés intéressants".

"Nous n'utilisons pas nos capacités de renseignement pour voler des secrets commerciaux "

De son côté, la NSA a réagi en maintenant que sa collecte d'informations concernait uniquement "des cibles étrangères en fonction des exigences du renseignement".

"Nous n'utilisons pas nos capacités de renseignement pour voler des secrets commerciaux d'entreprises étrangères pour le compte de groupes américains", s'est défendue l'agence américaine. 

 

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Commentaires
a écrit le 25/03/2014 à 12:57 :
RKA - Le NSA n’utilise pas le renseignement pour voler des secrets commerciaux d'entreprises étrangères !!! La Blague du siècle!!!

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