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« Du discernement. » En pleine double prise d'otages à Dammartin-en-Goële et porte de Vincennes après l'attentat contre Charlie Hebdo, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a adressé une « note aux rédactions » appelant « les télévisions et les radios à agir avec le plus grand discernement [...] face aux événements tragiques que connaît actuellement le pays. » Le gendarme de l'audiovisuel enjoint TV et radios à veiller à la fois à « assurer la sécurité de leurs équipes » couvrant les événements sur place et à « permettre aux forces de l'ordre de remplir leur mission avec toute l'efficacité requise. »
Sur les réseaux sociaux, la polémique enflait vendredi après-midi sur les prises de vue très rapprochées des caméras de chaînes d'info en continu, les détails sur les positions et possibles plans d'attaques des forces de police et du RAID porte de Vincennes, ou encore les commentaires sur la localisation des personnes retenues dans l'épicerie ou à proximité. De nombreux internautes condamnaient les risques que cette couverture médiatique en continu pouvait faire peser sur les opérations de sauvetage des otages. Les autres médias, presse écrite, agences ou radios, sont aussi critiqués pour la diffusion d'informations incertaines ajoutant à la confusion, notamment sur le décès ou non de personnes prises en otage.
Sur Twitter, un tweet d'Alain Weill, le patron de NextRadioTV, propriétaire de BFM TV, se réjouissant du « record d'audience historique » réalisé jeudi par sa chaîne d'info a suscité l'indignation de nombreux internautes, poussant l'homme de médias à supprimer son message inapproprié.
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Le Premier ministre Manuel Valls a également appelé jeudi les médias à se montrer «particulièrement prudents » de façon à ne pas nuire à l'enquête en cours pour retrouver les auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo. Le ministère de l'Intérieur et la Police Nationale ont demandé à plusieurs reprises, depuis leurs comptes officiels sur Twitter, de «ne pas perturber le travail du RAID GIGN en relayant des infos non officielles » ou celui «des policiers enquêteurs en diffusant de fausses informations ou #rumeurs », et de ne pas franchir « le périmètre de sécurité pour prendre des photos, vidéos, vous prenez des risques et perturbez le travail des policiers. »
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