Quand la NSA piratait la Corée du Nord (bien avant Sony)

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La Corée du Sud estime à 6.000 personnes le nombre de hackers exerçant pour le gouvernement nord coréen, rapporte The New York times.
La Corée du Sud estime à 6.000 personnes le nombre de hackers exerçant pour le gouvernement nord coréen, rapporte The New York times. (Crédits : REUTERS/Kevork Djansezian)
L'agence de sécurité américaine (NSA) aurait piraté le système informatique nord-coréen dès 2010, selon le New York Times. Bien avant les attaques contre Sony Pictures Entertainment et la polémique sur le film The Interview, film parodique sur la Corée du Nord et son dirigeant Kim Jong-un.

Deux mois après le piratage de Sony, une interrogation demeure : comment les autorités américaines ont-elles pu établir la responsabilité de la Corée du Nord après seulement trois semaines d'investigation ? Une interrogation dont le New York Times pourrait bien avoir la réponse puisque selon le quotidien américain, la NSA connaissait déjà bien le système informatique de Pyongyang, pour l'avoir infiltré elle-même quatre ans plus tôt.

En 2010, l'agence de sécurité américaine aurait en effet infiltré les réseaux chinois qui connectent la Corée du Nord au reste du monde, ont expliqué au journal d'ancien responsables officiels et experts de la NSA.

Des traqueurs dans le système informatique

Un programme destiné à traquer les hackers nord coréens liés au gouvernement a été introduit dans le système informatique du pays, dont le "Bureau 121". C'est précisément à partir de cette entité qu'aurait été pilotée l'attaque contre les studios hollywoodiens, en novembre dernier.

Pendant quatre ans, de précieuses informations auraient donc été collectées par la Maison Blanche, permettant à Barack Obama d'incriminer directement le gouvernement de Kim Jong-un, parodié dans le film "The Interview" de Sony, dont les pirates voulaient empêcher la diffusion. Une décision inhabituelle de la part du président des États-Unis, qui s'est toujours gardé d'accuser aussi explicitement un gouvernement de cyberattaques, souligne le New York Times.

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Commentaires
a écrit le 20/01/2015 à 17:03 :
ce qui fait penser qu' ainsi ... ils pourraient tout aussi bien lancer n' importe quoi de là-bas pour ensuite dire " voyez c' est eux, çà sort de chez eux"....

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