Droits de l'homme : Samsung attaqué par des ONG

 |   |  301  mots
Les associations pointent notamment l'utilisation de benzène et de méthanol dans les usines, qui aurait causé des maladies incurables chez plusieurs employés.
Les associations pointent notamment "l'utilisation de benzène et de méthanol dans les usines", qui "aurait causé des maladies incurables chez plusieurs employés". (Crédits : KIM HONG-JI)
Deux associations ont annoncé qu'elles déposaient jeudi une plainte à Paris pour pratiques commerciales trompeuses contre Samsung et sa filiale française, dénonçant "des violations des droits humains" dans les usines chinoises du géant de l'électronique sud-coréen.

Sacrée fronde pour le leader mondial des smartphones. Deux associations ont annoncé qu'elles déposaient jeudi une plainte à Paris pour pratiques commerciales trompeuses contre Samsung et sa filiale française, dénonçant "des violations des droits humains" dans les usines chinoises du géant de l'électronique sud-coréen. Les ONG Peuples solidaires et Sherpa, dont une première plainte à Bobigny (Seine-Saint-Denis) contre la seule filiale française avait été classée sans suite en 2014, ont affirmé, dans un communiqué, verser de nouveaux éléments démontrant le recours au travail des enfants ainsi que des conditions de travail indignes et dangereuses au sein des usines en Chine du géant du mobile.

Les associations pointent aussi "l'utilisation de benzène et de méthanol dans les usines", qui "aurait causé des maladies incurables chez plusieurs employés". Les éléments versés à cette plainte, qui vise Samsung Monde et sa filiale Samsung Electronics France (SEF), s'appuient sur "de nouveaux rapports d'enquêtes très documentés de l'ONG China Labor Watch qui s'est infiltrée dans les usines" du groupe, indiquent les associations. Sherpa et Peuples solidaires accusent Samsung de contredire ses engagements éthiques, alors que le groupe sud-coréen présente sur son site son ambition de "devenir l'une des entreprises les plus éthiques au monde".

"Lutte de longue date"

"Nous demandons à la justice de sanctionner cet écart inacceptable entre ces engagements éthiques et la réalité dans les usines telle que décrite par les ONG de terrain", écrivent les associations plaignantes. "Cette procédure s'inscrit dans notre lutte de longue date contre l'impunité des multinationales", expliquent-elles.

Ces associations plaident pour "que les négociations onusiennes aboutissent à un traité contraignant les multinationales au respect des droits humains sur toute leur chaîne de production".

(avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/01/2018 à 10:44 :
La délocalisation de masse des outils de production des actionnaires milliardaires s'est accompagnée d'une détérioration générale des salaires et des conditions de travail. Tout le monde sait que ce sont dans de nombreux cas des conditions inhumaines mais nos médias de masse nous font croire le contraire en ne parlant de rien, comme si tout allait bien.

Or non seulement nous en sommes très loin mais nous en éloignant de plus en plus...

"Au Bangladesh, les meurtriers du prêt-à-porter" https://www.monde-diplomatique.fr/2013/06/CYRAN/49152

ET oui nous en sommes déjà si bas et nous continuons de creuser, au secours.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :