Paul Jacobs envisage de racheter Qualcomm qui pèse... 90 milliards de dollars

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Qualcomm pèse 90 milliards de dollars en Bourse et à échappé à une OPA à 120 milliards, après l'intervention de l'administration Trump.
Qualcomm pèse 90 milliards de dollars en Bourse et à échappé à une OPA à 120 milliards, après l'intervention de l'administration Trump. (Crédits : Mike Blake)
L'ancien PDG et également fils du fondateur du géant des microprocesseurs a annoncé qu'il travaillait au moyen de racheter l'entreprise qui vient d'échapper à une OPA de son concurrent de Singapour, Broadcom.

L'ancien patron du fabricant américain de microprocesseurs Qualcomm, Paul Jacobs, envisage de racheter le groupe, qui vient d'échapper à une OPA hostile de son concurrent Broadcom, selon un communiqué publié vendredi.

M. Jacobs ne sera pas reconduit au conseil d'administration lors du vote prévu à l'assemblée générale des actionnaires le 23 mars, a annoncé Qualcomm.

Un des principaux fournisseurs d'Apple

"Cela fait suite au fait qu'il a informé le conseil de sa décision d'explorer la possibilité de faire une proposition de rachat de Qualcomm", est-il précisé.

Un des principaux fournisseurs d'Apple, avec lequel il est par ailleurs en conflit, Qualcomm pèse quelque 90 milliards de dollars en Bourse.

M. Jacobs, fils du fondateur de Qualcomm, a été par le passé président du conseil d'administration et directeur général du groupe basé en Californie (ouest).

"Il ne peut y avoir aucune assurance du fait que M. Jacobs soit en mesure de faire une proposition, mais, s'il la faisait, le conseil l'examinerait", est-il ajouté.

Cette annonce est le dernier épisode en date des péripéties qui secouent le groupe.

Trump dit non à Broadcom

Lundi, le président américain Donald Trump a bloqué le rachat du groupe par Broadcom, entreprise basée à Singapour, estimant que la fusion aurait porté atteinte à la sécurité nationale des Etats-Unis.

Le ministère du Trésor avait précédemment fait part de ses craintes de voir l'opération affaiblir le groupe, et donc aussi le pays, dans le secteur stratégique de la 5G (internet mobile ultrarapide), au profit de la Chine.

Cette décision sonnait comme une victoire de Qualcomm, qui s'opposait vigoureusement à l'OPA de son rival, qui mettait près de 120 milliards de dollars sur la table, un record pour le secteur.

Qualcomm est par ailleurs en train de racheter son concurrent néerlandais NXP.

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Commentaires
a écrit le 17/03/2018 à 11:51 :
Trump ne semble pas comprendre que bloquer les acquisitions n'est pas suffisant pour garder le leadership des usa dans le domaine. Il faut aussi investir et sur ce sujet, ce n'est pas sur lui qu'il faudra compter. Dans des domaines ultra-compétitifs, une stratégie purement défensive est vouée à l'échec.
La Chine dispose d'un environnement idéal pour percer, forte demande intérieure,main d’œuvre compétitive, investissements massifs de l'état, nombreuses usines d'entreprises américaines dans ce qui ressemble de plus en plus à la zone d'influence de la Chine, le tout dans un secteur qui bouge très vite.
Les jeux sont déjà fait.
a écrit le 17/03/2018 à 10:45 :
Tandis que nous autres européens laissons échapper les dernières activités high tech, que nous ayons, que nous nous endettons pour acheter monsanto la multinationale de l'horreur, les américains eux se battent pour de véritables enjeux économiques d'avenir.

Au secours

"Symbole de l'excellence allemande, Kuka est le leader mondial de la robotique industrielle. Rachetée 4,5 milliards de dollars par les Chinois de Midea, l'entreprise se cherche désormais une place dans les foyers." https://www.numerama.com/business/269687-le-geant-de-la-robotique-industrielle-allemande-kuka-regarde-du-cote-des-robots-domestiques.html

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