Un consortium chinois met la main sur le fabricant d'imprimantes Lexmark

Le fabricant américain d'imprimantes a annoncé son intention de se mettre en vente pour environ 3,6 milliards de dollars. Comme d'autres fabricants d'imprimantes, le groupe a été affecté par le déclin du marché des PC et l'engouement pour les appareils mobiles.
Un concurrent américain de Lexmark, Xerox, avait lui aussi lancé l'an dernier un grand examen stratégique.
Un concurrent américain de Lexmark, Xerox, avait lui aussi lancé l'an dernier un grand examen stratégique. (Crédits : © Steve Marcus / Reuters)

Lexmark International a accepté d'être racheté et retiré de la cote par un groupe d'investisseurs emmenés par le chinois Apex Technology dans le cadre d'une transaction évaluée à 3,6 milliards de dollars (3,17 milliards d'euros), a annoncé mardi le fabricant américain d'imprimantes. Basé dans la province du Guangdong, Apex Technology fournit des cartouches d'impression et des circuits intégrés pour cartouches.

L'opération devrait être bouclée au deuxième semestre sous réserve du feu vert des actionnaires et des régulateurs, a-t-il précisé dans un communiqué.

L'action Lexmark a bondi de 12% à 38,84 dollars dans les échanges après la clôture à Wall Street. Les actionnaires de Lexmark recevront 40,50 dollars par titre détenu, soit une prime de 16,8% par rapport au cours de clôture de mardi (34,66 dollars).

"Aucune perturbation" dans les activités

La cession est la conclusion d'un passage en revue stratégique annoncé par Lexmark courant octobre en vue de "maximiser sa valeur pour les actionnaires".  Lexmark assure par ailleurs que la transaction ne devrait créer "aucune perturbation" dans ses activités. L'entreprise conservera notamment son siège social aux Etats-Unis et son patron Paul Rooke.

Comme d'autres fabricants d'imprimantes, le groupe a été mis en difficulté par le déclin du marché des PC et l'engouement pour les appareils mobiles. Il a investi ces dernières années dans les logiciels et les services, rachetant notamment l'an dernier Kofax pour environ un milliard de dollars, mais les imprimantes continuent de représenter l'essentiel de son chiffre d'affaires.

Un concurrent américain de Lexmark, Xerox, avait lui aussi lancé l'an dernier un grand examen stratégique. Sous la pression notamment de l'investisseur activiste Carl Icahn, il avait finalement annoncé fin janvier son intention de se scinder en deux entreprises, avec d'un côté les services et de l'autre le traitement des documents, regroupant ses activités historiques dans les photocopieurs, les imprimantes et les scanners.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaire 1
à écrit le 20/04/2016 à 14:10
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Revue stratégique = faillite annoncée. Nombreuses sont les sociétés américaines concernées. L'article évoque Xérox mais il y a aussi en vrac : NCR, Symantec, Computer Science, Viacom, Ebay, Qualcom, Twitter, Time Warner, Western Digital, Motorola Sol...

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