Grand remaniement du comité exécutif d’Orange

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Pierre Louette, jusqu’alors directeur général délégué et numéro 2 du groupe, ne figure plus au Comex.
Pierre Louette, jusqu’alors directeur général délégué et numéro 2 du groupe, ne figure plus au Comex. (Crédits : CHARLES PLATIAU)
L’opérateur historique a dévoilé ce lundi sa nouvelle équipe de direction. Elle compte sept nouveaux membres. Plusieurs anciens dirigeants du groupe, en revanche, ont été écartés.

C'est un sacré remaniement. Ce lundi - et comme l'avait annoncé il y a peu Stéphane Richard, le PDG de l'opérateur historique -, Orange a renouvelé son comité exécutif. Le patron, qui vient de décrocher un nouveau mandat de quatre ans à la tête du leader français des télécoms, souhaitait qu'il y ait davantage de femmes et qu'il soit plus représentatif des activités du groupe à l'étranger. Ainsi, sur les 15 membres du Comex, sept nouvelles têtes font leur apparition.

Parmi les représentants des activités internationales, Laurent Paillassot, le patron d'Orange Espagne, est nommé directeur général adjoint du groupe. Le voilà, en clair, récompensé pour les bons résultats de l'autre côté des Pyrénées, où le chiffre d'affaires a progressé de 7,1% l'an dernier. Lors de la présentation des résultats annuels du groupe, fin février, Stéphane Richard s'en était félicité : « Nous avons terminé l'année numéro un en termes de ventes nettes sur la fibre, devant Telefonica. »

Bruno Mettling privé de fonctions opérationnelles

Alioune Ndiaye, à la tête de Sonatel, l'opérateur historique du Sénégal, devient le chef de file d'Orange Afrique et Moyen-Orient. Il remplace Bruno Mettling, qui n'en est plus que le président non-exécutif. En clair, ce dernier n'aura plus de fonctions opérationnelles. Il ne serait guère surprenant, dans ce contexte, de le voir quitter le groupe d'ici quelques temps... Enfin, c'est le suisse Helmut Reisinger qui devient CEO d'Orange Business Services, la division d'Orange dédiées aux entreprises à la place de Thierry Bonhomme.

Du côté des femmes, Valérie Le Boulanger est nommée directrice des ressources humaines. Déjà présentes au Comex, Fabienne Dulac, la patronne d'Orange France, et Marie-Noëlle Jégo-Laveissière, à la tête de l'innovation et de la recherche, deviennent directrices générales adjointes.

Marc Rennard disparaît du Comex

Enfin, un « professionnel expérimenté du secteur bancaire et financier », dixit Orange dans son communiqué, va compléter le Comex. Il prendra en charge le développement des activités d'Orange Bank et d'Orange Money. Son nom devrait être connu d'ici « un bon mois », indique une source proche de l'opérateur historique. Ce ne sera pas, dans tous les cas, Marc Rennard, l'ancien patron des activités africaines d'Orange et qui avait pris en charge l'expérience client et les services financiers sur mobile. Celui-ci disparaît du Comex. Le fait qu'il n'ait pas d'expérience dans la banque a-t-il joué en sa défaveur ? Même s'il est nommé à la tête d'Orange Digital Investment, cela ressemble à un déclassement. Cela peut paraître un brin surprenant, alors qu'Orange ne cesse de louer les bons débuts d'Orange Bank - qui a, selon l'opérateur, passé la barre des 100.000 clients depuis son lancement début novembre. Rappelons, toutefois, que si Orange se félicite de ce chiffre, le démarrage de sa banque mobile a été retardé par des problèmes techniques.

En outre, Pierre Louette, jusqu'alors directeur général délégué et numéro 2 du groupe, ne figure plus au Comex. Et pour cause, il a, selon nos informations, quitté ses fonctions le 1er mars, après avoir passé 7 ans au service de l'opérateur historique. Il est pressenti à la présidence du pôle médias de LVMH, notamment du groupe Les Echos-Le Parisien, où il succéderait à Francis Morel. Il n'est pas directement cité dans le communiqué d'Orange, même pour des remerciements. Désormais, Orange n'aura plus que deux directeurs généraux délégués : Gervais Pelissier, l'ancien responsable de l'Europe, qui va s'occuper de la « transformation du groupe », et Ramon Fernandez, qui reste à la tête des finances. La nouvelle équipe prendra ses fonctions le 2 mai prochain.

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a écrit le 08/03/2018 à 14:21 :
La stratégie d’orange ne risque pas de changer pour plus de maitrise technologique et moins de diversifications bidons dans le divertissement et la banque. A peine réélu à coups de centaines de milliers d’euros les dirigeants orange viennent de déclencher des procédures disciplinaires contre les représentants des salariés qui osent défendre les salariés et l’entreprise avec probité et indépendance, décrire l’entreprise telle qu’elle est avec les violences harcèlement et suicides qui n’ont jamais cessé, et contre TF1 c’est Menaces intimidations et Chantage à l’argent ils retirent les pubs orange ils font parler leur puissance financière c’est moins fatiguant qu’être intelligent, ils préfèrent casser corrompre et salir que convaincre et bâtir
a écrit le 06/03/2018 à 10:21 :
La CSG de 1.7% s'applique sur le brut...ce qui donne 1.83% sur le net ! La retenue est donc plus forte ! Pas beaucoup d'écho la dessus. Micron assume avec l'argent des autres (retraités )
Pour Orange n'est ce pas la valse assumée des copains?
Réponse de le 07/03/2018 à 8:38 :
on voit mal ce que celà vient faire ici , mais puisque vous en parlé , vous auriez pu preciser aussi que ...c'est fiscalement deductible ...
a écrit le 06/03/2018 à 9:06 :
Bref un énième "remaniement" entre amis hein, au secours.
Réponse de le 07/03/2018 à 8:40 :
pourquoi pas ...? reconnaissons que ,ce n'etait plus de l'info , mais du ...savonnage de planche ...non ?
a écrit le 05/03/2018 à 22:41 :
Bonjour,

Alioune N'diaye n'est pas DG d'Orange Côte d'Ivoire mais du groupe SONATEL (Orange Sénégal). Merci de corriger.
a écrit le 05/03/2018 à 20:12 :
Faites comme moi si vous le pouvez :
Je suis retraité et MACRON me massacre avec la CSG .
J'ai donc quitté la BNP , les PTT ( Orange ) et Canal .
Au passage j'ai récupéré ce que la hausse de la CSG m prend plus la non revalorisatio n des retraites depuis 2013.
MERCI QUI : Emmanuel et Edouard
Réponse de le 06/03/2018 à 12:00 :
Vraiment, vous ne souffrez que de la hausse de la CSG? A l'heure où la main d'oeuvre qui n'est pas ultra-qualifiée et ultra productive est totalement déclassée avec une rémunération nette effondrée en comparaison du coût de la vie, les inactifs pleurnichent parce qu'ils se contentent de glisser un peu alors qu'ailleurs ils auraient pu sombrer dans le ravin?
Réponse de le 06/03/2018 à 17:22 :
Babyboomer et proche de la retraite, je reste néanmoins sidéré par vos propos.
La solidarité generationelle vous connaissez?
Vous avez connu les 30 glorieuses, l'epoque ou l'inflation permettait de s'acheter sans problème un logement, des cotisations sociales peu élevées...
Nos jeunes n'ont rien de tout cela, galerent pour trouver un travail (ou le garder), s'endettent à vie pour se loger (ou n'ont tout simplement pas les moyens d'acheter), paient des cotisations toujours plus élevées pour financer un état providence dont vous figurez parmi les 1ers bénéficiaires (santé, retraite notamment).
Et vous vous plaignez de quelques sacrifices alors qu'eux n'ont pour perspective qu'un monde du travail de plus en plus dur, des retraites qu'ils devront financer autrement que par cotisation sans parler d'une planète de plus en plus délabrée.
Un peu de retenue dans vos commentaires, svp

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