Atos : Onepoint passe sous le seuil des 10% du capital et enclenche sa sortie
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L'entreprise Onepoint qui ambitionnait de racheter Atos a finalement débuté son retrait du capital du géant de l'informatique en difficulté.
Stephane Mahe
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L'entreprise Onepoint qui ambitionnait de racheter Atos a finalement débuté son retrait du capital du géant de l'informatique en difficulté.
Stephane Mahe
Demi-tour. Alors que Onepoint ambitionnait il y a encore quelques jours de racheter Atos, le géant de l'informatique en difficulté, l'entreprise fondée et présidée par David Layani, après avoir jeté l'éponge le 26 juin, a finalement enclenché sa sortie du capital. Au 28 juin, Onepoint, premier actionnaire d'Atos, ne détenait plus que 9,57% du capital et des droits de vote, contre plus de 11% auparavant.
Embourbé dans une crise financière depuis près de trois ans, Atos, qui traîne une dette brute colossale de 4,8 milliards d'euros, a enclenché en février une procédure de restructuration et se retrouve depuis ballotté au gré des offres de reprise.
Après le retrait de Onepoint, les créanciers et les banques d'Atos se sont entendus, dimanche 30 juin, pour reprendre et sauver eux-mêmes l'entreprise.
« Les opérations de restructuration seront ensuite mises en œuvre au cours du second semestre 2024 en vue d'une réalisation effective d'ici la fin de l'année 2024 ou au cours du premier trimestre 2025 », précise le groupe.
Banques et détenteurs d'obligations deviendront alors ses actionnaires majoritaires : ils détiendront jusqu'à 99,9% du capital. L'augmentation de capital est toutefois ouverte aux actionnaires actuels, qui ne souhaiteraient pas voir leur participation diluée, et pourraient, s'ils contribuent, s'assurer au maximum 25,9% des parts.
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L'accord trouvé doit permettre de sortir le groupe de l'ornière financière, d'obtenir « d'ici 2026 » une notation de crédit « BB » et de lui garantir « un montant minimal de liquidités de 1,1 milliard d'euros » jusqu'au 31 décembre 2026.
Ce jeudi, l'action Atos ne valait plus que 77 centimes d'euros à la Bourse de Paris, contre plus de 14 euros il y a encore un an.
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Atos va être un pilier technologique des Jeux Olympiques de Paris cet été et son avenir revêt également une forte dimension politique liée à ses activités stratégiques dans le domaine de la défense (équipement de l'armée ou supercalculateurs utilisés pour la dissuasion nucléaire française).
(Avec AFP)
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