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Atos cherche beaucoup plus d’argent pour s’en sortir

latribune.fr

Publié le 29 avril 2024 à 06:59 - Mis à jour le 29 avril 2024 à 10:25

Le groupe recherche désormais 1,1 milliard d'euros de liquidités nécessaires pour financer l'activité sur la période 2024-2025

Le groupe recherche désormais 1,1 milliard d'euros de liquidités nécessaires pour financer l'activité sur la période 2024-2025

Stephane Mahe

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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  • L'instant Sélection
Le groupe informatique français en difficulté Atos a revu sensiblement en hausse ses besoins de financement, dans un nouveau plan d'affaires dévoilé lundi, après un début d'année moins florissant qu'escompté au niveau de son activité.

Au lendemain de l'annonce par Bruno Le Maire sur l'intention de l'Etat d'acquérir toutes les activités souveraines Atos, en grande difficulté financière, le groupe informatique français a annoncé ce lundi qu'il accueillait « avec satisfaction cette lettre d'intention qui protégerait les impératifs stratégiques de souveraineté de l'État français ». Une phase de due diligence avec l'Etat français démarrera prochainement, en vue de l'émission d'une offre non engageante confirmatoire d'ici à début juin 2024.

Les activités concernées par la lettre d'intention recouvrent, entre autres, ces supercalculateurs, des serveurs participant à l'intelligence artificielle (IA) et à l'informatique quantique ou encore des produits de cybersécurité.

Dans le détail, l'offre de l'Etat porte sur la reprise de 100% des activités d'Advanced Computing, de Mission-Critical Systems et de Cybersecurity Products d'Atos pour une valeur d'entreprise indicative comprise en 700 millions et 1 milliard d'euros. « Ce périmètre représente un chiffre d'affaires d'environ 1 milliard d'euros en 2023, sur un total de 1,5 milliard d'euros pour l'ensemble de la division BDS », précise Atos.

Nouveau business plan

Par ailleurs, l'ex-fleuron de la Tech tricolore a également annoncé ce lundi les grandes lignes de son nouveau plan d'affaires et de ses besoins de liquidités pour permettre aux créanciers d'ajuster leurs propositions de refinancement du groupe d'ici à juillet. Ils devront rendre leur copie le 3 mai. Jeudi dernier en effet, Atos avait indiqué que son plan d'affaires présenté début avril devait être revu en raison d'un début d'année décevant, marqué par une baisse de chiffre d'affaires de 11%.

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Contraint de retravailler son « business plan », Atos décale la date butoir fixée aux créanciers

Le groupe recherche désormais 1,1 milliard d'euros de liquidités nécessaires pour financer l'activité sur la période 2024-2025, comparé à 600 millions d'euros annoncés précédemment. « Des fonds à fournir sous la forme de dette et/ou de capital par des parties prenantes existantes ou des investisseurs tiers », précise Atos.

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Le groupe vise une réduction de la dette brute qui avoisine les 5 milliards d'euros, non plus de 2,4 milliards d'euros, mais de 3,2 milliards. C'est le montant estimé pour atteindre une notation de crédit de BB d'ici à 2026. La direction d'Atos a réduit de 100 millions d'euros son objectif de chiffre d'affaires en 2024, à 9,8 milliards d'euros, et de 400 millions en 2027, à 11 milliards d'euros.

L'objectif de marge opérationnelle est lui aussi réduit de 100 millions, à 300 millions d'euros, soit 2,9% du chiffre d'affaires (et non plus de 4,3% du chiffre d'affaires comme prévu jusqu'ici). La variation de trésorerie avant remboursement de dette est de 600 millions d'euros par rapport à 400 millions d'euros communiqués précédemment. « Elle exclue le débouclage des actions spécifiques sur le fonds de roulement d'environ 1,8 milliard d'euros au 31 décembre 2023, qui seront couverts par la trésorerie au bilan », précise Atos.

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Le cours de Bourse augmentait de plus de 16%, vers 12h00 dans un marché en hausse de 0,26%. Mais « il ne faut plus trop lire dans l'évolution du cours de Bourse ce que pense le marché », car « c'est devenu de la spéculation », a signalé à l'AFP, Lionel Melka, associé-gérant chez Swann Capital. L'entreprise a perdu plus de 80% de sa valeur boursière en un an et sa valorisation s'établit à quelque 245 millions d'euros.

Pour Lionel Melka, « la vraie question, c'est désormais le prix » auquel les activités stratégiques d'Atos seront vendues.

latribune.fr

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