Coreweave entre en Bourse : le succès controversé des nouveaux opportunistes de l’IA
Marine Protais
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Michel Intrator, co-fondateur et PDG de CoreWeave
Bruno de Carvalho / SOPA Images via Reuters Connect
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Michel Intrator, co-fondateur et PDG de CoreWeave
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Une dizaine de rangées de serveurs grondent sous une chaleur étouffante. Sur chacun d'eux tournent des centaines de GPU, ces précieuses cartes graphiques fabriquées par Nvidia. Il y en a plus de 4 000 dans la même pièce, refroidie par d'imposants couloirs d'air froid. Il est rare d'en voir autant. Le néerlandais Nebius, à qui celles-ci appartiennent, en détient des dizaines de milliers, réparties dans une dizaine d'infrastructures entre l'Europe, les États-Unis et Israël. Ici, elles sont installées dans une salle du data center d'Equinix à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
Nebius fait partie d'une nouvelle catégorie d'entreprises parfois appelées les « néo-cloudeurs » ou les « cloudeurs GPU ». Leur métier consiste principalement à louer de la puissance de calcul - des cartes graphiques (GPU) donc - à des entreprises qui souhaitent développer ou utiliser des modèles d'IA générative. Pléthore d'autres noms se positionnent sur ce marché émergent : le britannique FluidStack, derrière les méga projets de data centers en France, l'américain Lamda... Ou encore CoreWeave, leader en la matière, qui réalise son entrée en Bourse ce vendredi.
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Cette entreprise du New Jersey est assise sur un pactole de 250 000 GPU. Elle a construit son réseau de data centers lorsqu'elle minait des crypto-devises - son premier métier - avant de se repositionner sur l'IA. « Ce revirement opportuniste s'est fait au moment où Microsoft, principal soutien d'OpenAI, peinait à trouver de la puissance de calcul », rappelle Jacques Marcireau, gérant chez Edmond de Rothschild Asset Management.
Marine Protais