Seul 13 % des salariés "cols blancs" rapporte que des agents IA sont déployés dans leur entreprise
Générée par IA avec ChatGPT
EXCLUSIF. Selon l'étude AI at Work du BCG, 72 % des cols blancs utilisent ChatGPT ou un outil similaire régulièrement. Mais les agents, ces IA capables d'une certaine autonomie, sont encore peu déployés. Les entreprises entament à peine la phase de transformation en profondeur de leurs organisations avec l'IA.
Présentés comme la prochaine grande révolution par OpenAI, Mistral, Salesforce et consorts, les agents IA peinent encore à s'imposer en entreprise. Seuls 13 % des salariés dans le monde déclarent les utiliser dans leur quotidien professionnel, selon la dernière édition de l'étude « AI at Work » du Boston Consulting Group (BCG), menée auprès de 10 635 cols blancs majoritairement issus de grandes entreprises.
En France, l'adoption est encore plus faible (11 %). Et les salariés nagent toujours dans le flou : moins d'un quart des répondants comprennent ce que recouvre le terme. « Un agent IA fait plus que du ping-pong conversationnel. Il peut stocker des informations, se connecter à des bases de données, combiner plusieurs tâches, suivre un processus », nous éclaire Sylvain Duranton, directeur monde de BCG X.
Quelques agents semi-autonomes sont bien déployés au sein des services informatiques et des services client, notamment dans les centres d'appels. Mais pour la majorité des entreprises, l'usage de l'IA générative reste concentré sur des outils d'assistance comme ChatGPT ou GitHub Copilot.
Le passage douloureux de l'adoption à la réorganisation
Et c'est un plébiscite. À l'échelle mondiale, 72 % des salariés les utilisent régulièrement. Le taux grimpe même à plus de 90 % en Inde et au Moyen-Orient. Mais en France, l'adoption est plus timide : 64 % d'usagers réguliers. Le pays se classe même 9e sur 11, le premier étant l'Inde avec 92 % d'usagers réguliers.
En revanche, 8 % des salariés tricolores assurent ne plus pouvoir se passer de ces outils. Le taux d'adoption stagne par ailleurs chez les employés de première ligne, non-managers (autour de 45 % en France, 55 % dans le monde). Pour Vinciane Beauchene, directrice associée au BCG et autrice de l'étude, ce plateau est « le signe d'un manque de stratégie et de formation dans certaines structures. Celles qui s'en donnent les moyens dépassent ce plafond de verre. »
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