Les « agents », c'est la seule chose sur laquelle Marc Benioff veut se concentrer désormais. C'est en tout cas ce qu'il répète à ses équipes et aux journalistes. Le PDG de Salesforce est venu défendre son nouveau produit, Agentforce, jeudi 12 septembre, suggérant au passage qu'il ne serait pas impossible qu'il renomme son entreprise en l'honneur de ses précieux agents. Il s'agit d'assistants (avec option vocale), de « collègues virtuels » va jusqu'à dire Salesforce, que les clients du spécialiste des logiciels de CRM peuvent activer pour faire leur service après-vente, planifier des réunions, envoyer des mails de manière autonome...
Les agents, c'est de manière générale la nouvelle lubie de l'industrie de l'intelligence artificielle depuis quelques mois. Contrairement à un grand modèle de langage classique, les agents sont dotés de capacités de raisonnement. Ils peuvent découper une tâche en plusieurs étapes pour y répondre précisément, sans avoir besoin d'un humain qui les guide. Le tout dernier modèle d'Open AI, baptisé o1, se veut ainsi un prototype d'agent. Il peut répondre à des énigmes et autres questions de mathématiques plus complexes que ChatGPT en découpant lui-même le raisonnement nécessaire pour répondre à ces problèmes.