Intelligence artificielle : la deeptech Archeon se lance à la conquête des Etats-Unis
Amandine Ibled
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ARCHEON
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L'arrêt cardiaque demeure la première cause de décès dans le monde et touche près de 7 millions de personnes par an. Le taux de survie n'est que de 5% et ne s'est pas amélioré de manière significative malgré l'adoption massive des défibrillateurs automatiques. Depuis une dizaine d'années, des études américaines et notamment une équipe de recherche au CHU de Besançon, ont montré qu'une ventilation bien conduite double les chances de survie (1).
Or, si dans un hôpital, le patient bénéficie des meilleures technologies, en situation d'urgence, les secouristes utilisent souvent des méthodes manuelles. Toutefois, sans outil de mesure, difficile de savoir si le masque est correctement positionné ou si le secouriste injecte la bonne quantité d'oxygène aux poumons et à des fréquences suffisantes. C'est pourquoi Pierre- Edouard Saillard et Alban De Luca, cofondateurs d'Archeon, ont inventé Eolife : « Nous avons développé des algorithmes d'intelligence artificielle qui - à l'aide des mesures de concentration d'oxygène, de CO2, de débit d'oxygène, de pression intra-thoracique - permettent de définir le profil pulmonaire du patient, et ainsi d'identifier ses besoins en ventilation ». L'appareil nommé ÉOlife, donne ensuite l'information aux équipes de soins sur la juste quantité à administrer au patient car il est capable d'analyser la quantité d'oxygène réellement parvenue à l'intérieur des poumons de la victime. L'ambition de la deeptech, au travers de son dispositif médical, est de remettre la ventilation au cœur de la réanimation cardio-pulmonaire.
61% des survivants d'un arrêt cardiaque souffrent d'une pneumonie après 7 jours en raison de l'hyperventilation (2). « Si le secouriste arrive à envoyer de l'oxygène dans les poumons mais qu'il en envoie beaucoup trop, il peut créer un œdème pulmonaire, c'est-à-dire que le patient ne peut plus respirer. Donc même s'il continue à envoyer de l'oxygène dans les poumons, il n'arrive pas dans le sang », explique Alban De Luca.
Amandine Ibled