Paris confirme sa place d'épicentre de l'intelligence artificielle (IA) en Europe. Dans le sillon d'OpenAI et d'Anthropic, le canadien Cohere a annoncé lundi 15 septembre l'ouverture de ses bureaux à Paris, dans le deuxième arrondissement. Ils accueilleront dès le mois prochain vingt salariés et devraient en compter une quarantaine dès l'année prochaine (des profils techniques, mais aussi administratifs et commerciaux). Aidan Gomez, le fondateur de la jeune pousse venu à Paris pour le lancement, entend profiter « des talents incroyables » de la capitale et du dynamisme de l'écosystème français. L'objectif est aussi de se développer en Europe et au Moyen-Orient, en visant en particulier les entreprises réglementées dans la santé ou la banque notamment, mais aussi les administrations publiques.
Le canadien est peu connu du grand public : contrairement à OpenAI ou Anthropic, Cohere a choisi de se concentrer sur le marché professionnel. La start-up, créée en 2019, ne propose pas de chatbot pour monsieur et madame Tout-le-monde et n'entend pas développer de « superintelligence ». Elle mise sur les applications concrètes de l'IA générative pour les entreprises. Et contrairement à Mistral, Cohere a choisi d'assumer complètement ce positionnement en se délestant de la partie grand public. Ce qui lui permet de dépenser « beaucoup moins d'argent que la concurrence ». D'autant que l'entreprise déploie ses modèles directement dans l'infrastructure des clients, souligne Aidan Gomez.