Puces sur mesure pour l'IA : pourquoi OpenAI fait des infidélités à Nvidia
Guillaume Renouard, à Londres.
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Sam Altman, patron d'OpenAI (photo d'archive).
KC - REUTERS - Ken Cedeno
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OpenAI passe du prêt-à-porter au sur-mesure. L'entreprise derrière ChatGPT vient de concrétiser un projet qu'elle nourrit de longue date en concluant un accord avec le géant américain des semi-conducteurs Broadcom, qui sera chargé de lui fournir des puces spécialement adaptées à ses besoins à partir de l'an prochain. Valeur du contrat : 10 milliards de dollars.
Longtemps spécialisée dans les puces pour smartphones, Broadcom a surfé sur la vague de l'intelligence artificielle (IA) en proposant davantage de puces destinées aux centres de données, pour l'entraînement et l'inférence des grands modèles de langage. Un pari payant, qui a permis à son action de s'apprécier par un facteur six en seulement deux ans. En août, elle est devenue la septième entreprise la mieux valorisée au monde, dépassant le géant saoudien du pétrole Aramco. Son action s'est appréciée de plus de 10 % à la suite de l'annonce du partenariat avec OpenAI.
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Avec cet accord, OpenAI s'aventure pour la première fois dans la conception de ses propres puces et elle y va fort. «Ces puces vont représenter, en dollars, un quart des processeurs installés en 2026 par OpenAI, ce n'est donc pas négligeable. 10 milliards de dollars, le chiffre donné par Broadcom, c'est ce que dépense Google pour ses TPU [circuit intégré spécifique pour une application] aujourd'hui, après un lancement il y a plus de dix ans, c'est donc une somme impressionnante », estime Antoine Chkaiban, consultant chez New Street Research, un cabinet d'études de marchés. Les puces seront utilisées pour l'inférence, c'est-à-dire l'opération par laquelle un modèle d'IA fournit une réponse à partir de données, plutôt que pour l'entraînement des modèles.
Guillaume Renouard, à Londres.