Plus de 1.000 startups issues du CNRS en 15 ans

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80% de ces start-up issues du CNRS sont toujours en vie, relève l'étude publiée mercredi 10 décembre.
80% de ces start-up issues du CNRS sont toujours en vie, relève l'étude publiée mercredi 10 décembre.
Depuis la promulgation de la "loi Allegre" sur l'innovation et la recherche en 1999, le Centre national de la recherche scientifique peut s'enorgueillir de la création de 1.026 entreprises et 7.000 emplois grâce à des projets de ses laboratoires.

Le lien étroit entre la recherche et la création d'entreprises, on en parle... Le CNRS vient de tenter de le mesurer. Dans une étude menée en 2014 et publiée mercredi 10 décembre, le Centre national de la recherche scientifique se réjouit de la création de 1.026 entreprises "à partir de compétences et de propriétés industrielles provenant de laboratoires rattachés" à l'institution et à ses partenaires académiques depuis 1999, année de promulgation de la loi dite "loi Allègre" sur l'innovation et la recherche.

Sept entreprises introduites en Bourse

Le bilan est d'autant plus positif que 80% de ces startups -qui emploient chacune plus de 7 personnes en moyenne, pour un total d'environ 7.000 emplois créés- sont toujours en activité en 2014. Le taux de survie à 5 ans de celles fondées avant 2009 est d'ailleurs largement supérieur à la moyenne nationale: plus de 90%, contre 52,6% pour les entreprises françaises fondées en 2000.

Mieux encore, sept* d'entre elles ont été introduites en Bourse et fini par être valorisées à de dizaine de millions d'euros. Quatre autres ont fait l'objet d'acquisitions industrielles stratégiques (par exemple Sensitive Object par Tyco Electronics), ce qui a permis au CNRS de percevoir "plus d'un million d'euros de fruits de cessions" et "d'afficher un pourcentage de plus-value de près de 535%".

Sept sur dix dirigées par des members du CNRs ou de ses partenaires

Particulièrement  présentes dans les secteurs des technologies de l'information et de la communication (38%), de la biologie et de la santé (24%) ainsi que de la chimie et des matériaux (19%), ces entreprises sont à 70% dirigées par des chercheurs, des enseignants-chercheurs ou des ingénieurs des laboratoires du CNRS et de ses partenaires. Une particularité qui découle probablement du soutien apporté par la "loi Allègre" elle-même à la participation des chercheurs à la création d'une entreprise valorisant leurs propres travaux de recherche, analyse le CNRS.

Fort de son succès, le CNRS compte ainsi investir encore 2 millions d'euros dans le soutien de "projets en phase de pré-maturation", afin d'aider les laboratoires à confirmer les résultats de leurs recherches et à étudier la pertinence de la création de nouvelles startups.

*Innoveox, McPhy Energy, Supersonic Imagine, Quantum Genomics, Integragen, ImmuPharma et Carbios.

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Commentaires
a écrit le 11/12/2014 à 21:12 :
40.000 personnes au CNRS pour si peu de résultat. C'est à l'image du niveau opérationnel de ces fonctionnaires et vacataires. Très faible. Et à quel prix : beaucoup trop élevé.... Pourvu que le contribuable paie !!!!!!
Réponse de le 13/12/2014 à 9:25 :
Attention troll.
a écrit le 10/12/2014 à 19:06 :
Et quel est le taux de "pépites" qui ne vivent pas de subventions publiques?
a écrit le 10/12/2014 à 17:58 :
On ne peut que se réjouir ! Et souhaiter bon vent à ces start-up !
a écrit le 10/12/2014 à 14:36 :
Bravo, c'est un vrai tournant et beaucoup plus efficace que des mesures type "travailler le dimanche".
Par contre maintenant il faut bâtir des Plans Produits performants, afin de transformer ces entreprises en ETI et faire passer les 7000 emplois à 70.000.
a écrit le 10/12/2014 à 14:23 :
Des fonctionnaires auraient créé 7000 emplois depuis 25 ans ? On aimerait savoir qui sont les clients de toutes ces start-up ! L'état et les contribuables ? Ça sent la frime à plein nez. Alors on touche sa rente de fonctionnaire et en même temps on dirige une entreprise? Génial ! Qui finance tout ça ? Le marché ou le contribuable malgré lui ? Aucune confiance dans ce système !!!!! On sait ce que ça veut dire et qui se cogne la facture à la fin.
Réponse de le 10/12/2014 à 14:33 :
Lisez l'article ! C'est le marché international qui finance, ex : Tyco Electronics !
Réponse de le 10/12/2014 à 18:14 :
Vous dites n'importe quoi !
Vous ne savez pas de quoi vous parlez ...
Réponse de le 10/12/2014 à 18:30 :
Pessimisme Français. "Aucune confiance dans ce système !!" Z-avez confiance en quoi, réellement ? En rien du tout ?
Réponse de le 11/12/2014 à 9:01 :
comment peut on être aussi ringard ?
Venez voir les conditions d'éligibilité des start up pour accéder aux subventions ANR.
Venez voir ce que coute à un fonctionnaire mal payé l'investissement en temps et argent personnel de pousser une création d'entreprise sur ses propres travaux
Venez voir ce que c'est de transpirer sur les paillasses à manipuler des produits dangereux, de bosser 70h/sem, de déposer des brevets !
Réponse de le 12/12/2014 à 9:42 :
En voilà une de start-up innovante issue du CNRS par exemple ...
http://www.cintoo3d.com
Cintoo 3D annonce une solution logicielle pour l’optimisation, la compression et la visualisation de modèles 3D.

Avec l’offre SmartMesh SDK intégrant des fonctionnalités de traitements de modèles 3D issus de la CAO et du Scan, Cintoo3D apporte une réponse unique, puissante et flexible aux enjeux actuels du Big Data 3D.

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La réponse de Cintoo3D

Cintoo3D propose un ensemble de technologies brevetées permettant de traiter en temps réel tous types de modèles surfaciques de grande taille. Intégrées dans la suite logicielle SmartMesh SDK, ces fonctionnalités améliorent la taille des données compressées, la qualité des données restituées, les coûts de calcul, de stockage et de transmission. Elles permettent également de générer automatiquement les différents niveaux de détails (LOD) pour gérer la multi-résolution et leur implémentation parallélisée utilisent les ressources des processeurs graphiques (GPU). Les performances observés sur les modèles issus de la CAO et de Scanner montrent des ratio de compression entre 20:1 et 50:1 tout en conservant une très haute qualité visuelle.

Cette solution sera démontrée lors de Laval Virtual du 9 au 11 Avril 2014 sur le stand A35 en partenariat avec la société AMD. La version SmartMesh SDK V1 sera disponible pendant le troisième trimestre de 2014.

A propos de Cintoo3D

Créée en Juillet 2013, Cintoo3D innove, développe et édite des solutions technologiques pour aider les sociétés logicielles à améliorer le stockage, la diffusion et la visualisation de leur modèles 3D de grandes tailles. Un ensemble de boites à outils (SDK) permet aux ingénieurs et développeurs d’intégrer simplement ces fonctionnalités dans leur propres environnement. Ces SDK peuvent être utilisés dans de nombreux domaines comme la CAO, le Design, la Post Production le SIG, le Médical, l’ Energie pour des développements innovants. Grâce à son expertise, Cintoo3D propose des services et de la formation pour aider les industriels à optimiser leurs modèles 3D de grandes tailles.

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