360 Capital lève 140 millions d'euros pour financer les climate tech
Simon Prigent
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De gauche à droite, et de haut en bas : Alessandro Zaccaria, Thomas Nivard, Alexandre Mordacq, Cesare Maifredi, partenaires chez 360 Capital.
360 Capital
Baptisé 360 Life II, le nouveau véhicule d’investissement du fonds 360 Capital se destine à financer une vingtaine de projets dans l’énergie, les smart grids ou encore l’économie circulaire.
Après une première incursion dans l'univers des climate tech avec un fonds de 30 millions d'euros, l'investisseur 360 Capital, qui investit principalement dans la deeptech (innovation de rupture) et le hardware, passe à la vitesse supérieure avec un second véhicule dont il annonce le premier closing à hauteur de 140 millions d'euros. L'objectif final de ce fonds baptisé 360 Life II est de 200 millions d'euros.
Soutenu par des investisseurs institutionnels européens comme Bpifrance, il servira à financer des start-up européennes dans le domaine de la transition énergétique, (stockage d'énergie, smart grids...), de l'économie circulaire (eau, déchets...), et de l'urbanisme durable.
A l'origine de ce deuxième fonds, un regret de la part de 360 Capital. « Nous avons été un peu frustrés de ne pas avoir pu mettre autant que nous l'aurions souhaité sur de belles boîtes », explique Alexandre Mordacq, associé de 360 Capital.
Le premier fonds aura néanmoins permis à 360 Capital de financer huit entreprises, dont cinq en France, comme Beem Energy, qui propose des panneaux solaires plug and play, et un système de batteries facile à utiliser.
Une vingtaine de projets accompagnés
Si le montant du nouveau fonds est plus important que le premier, le nombre de projets accompagnés - une vingtaine - et le ticket moyen le seront aussi. « Nous investirons entre trois et dix millions d'euros, en série A ou série B, en fonction de la maturité et de l'intensité capitalistique des projets », précise Alexandre Mordacq.
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Pour choisir dans quels projets investir, le fonds s'en remet au « triptyque standard », selon l'investisseur : équipe, produit, marché. « Il faut des équipes avec un niveau d'ambition fort, qui se connaissent bien, depuis longtemps, ultra motivées et qui connaissent bien leur marché. L'aspect technologique est très important, donc il faut que le projet apporte quelque chose de nouveau. Nous sommes attentifs aux brevets. Et enfin, il faut que l'entreprise opère idéalement sur un marché gros et en croissance. »