Dans le prolongement du Sommet pour l'action sur l'IA de Paris, un sommet régional de l’intelligence artificielle s’est déroulé à Dijon, vendredi dernier. Focus sur le projet CAIRE qui vise à former 28 000 spécialistes des technologies de l'information d’ici à 2028.Alors que le gouvernement a annoncé au Sommet pour l'action sur l'IA, la semaine dernière, un investissement massif de 109 milliards d'euros et un objectif de 100 000 talents formés par an jusqu'en 2030, François Rebsamen, ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation, a souhaité organiser un sommet de l'IA régional dans son fief. Il s'est notamment rendu sur le site du projet CAIRE (Citizen-oriented Artificial Intelligence training for a Responsive Education), vendredi dernier, à l'école Polytech de Dijon.
Un projet de 13 millions d'euros, dont 7,8 millions d'euros obtenus grâce au soutien de France 2030, qui vise à former 28 000 personnes d'ici à 2028 aux usages de l'IA pour répondre aux évolutions des métiers. CAIRE s'adresse autant aux étudiants en formation initiale, qu'aux personnes en formation continue et aux professionnels déjà en poste. Dijon Métropole, qui a soutenu le projet dès son origine, va tester peu à peu ce dispositif dès cette année auprès de ses agents.
Un ambitieux plan de formation national
Le projet CAIRE vise à créer une culture de l'IA en France, en instruisant des formateurs et en développant des compétences sur l'ensemble du territoire. À travers des modules pédagogiques transdisciplinaires, le projet permettra aux candidats retenus de comprendre les usages de l'IA, ses implications éthiques et ses applications concrètes dans les métiers du quotidien.
« Ce projet vise à irriguer l'ensemble du territoire national », a précisé François Rebsmanen. Les chiffres sont clairs : la formation d'une nouvelle génération de talents est primordiale pour la compétitivité et la résilience des territoires face aux défis de demain. « L'objectif du gouvernement est de garantir que chaque région dispose de l'infrastructure et des compétences nécessaires pour se réapproprier l'intelligence artificielle et l'intégrer dans son développement local », a poursuivi le ministre.