David Layani (Onepoint), architecte de la transformation

Patrick Cappelli
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David Layani, Onepoint
DR

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David Layani, Onepoint
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Assis à la grande table de son bureau lumineux, David Layani parle vite. Le quadragénaire aux cheveux mi longs et bouclés se lève soudainement pour arpenter la pièce tout en continuant à raconter son histoire, celle d'un jeune garçon diagnostiqué hyperactif devenu entrepreneur à succès. Né dans l'Est parisien, où il a longtemps vécu, l'adolescent doué pour les mathématiques s'ennuie très vite à l'école. À 16 ans, il quitte le lycée pour entamer une carrière dans l'immobilier, puis est embauché à 19 ans par le fabriquant de processeurs EMC (racheté par Dell en 2015). Le jeune homme découvre le monde de l'entreprise avec un regard critique et des convictions fortes : « J'étais persuadé qu'il fallait transformer les organisations en s'appuyant sur les femmes et les hommes, et aussi sur les nouvelles technologies qui arrivaient. »
En cette fin des années 1990, l'amateur de chevaux assiste à la naissance d'Internet. Il pressent que l'économie va en être bouleversée et qu'il va falloir complètement repenser l'entreprise. À 22 ans, il vend sa voiture et emprunte à son oncle pour créer Onepoint. Sa vision : proposer à ses clients un point d'entrée unique (one point) pour structurer l'entreprise. En 2001, les tours jumelles de New York s'effondrent et la bulle Internet explose l'année suivante. Le très redouté (mais en réalité inexistant) bug de l'an 2000 et le passage à l'euro ont asséché les moyens financiers et technologiques des entreprises. Une période de récession qui permet à ce passionné de design à l'énergie illimitée de trouver des oreilles attentives. « Chaque crise est une opportunité » : c'est le credo de David Layani.
Bien qu'il n'appartienne pas à l'establishment du business français, le jeune patron volontaire parvient à convaincre Carrefour, alors numéro deux mondial de la distribution, de lui confier un gros chantier de dématérialisation des documents et de signature électronique. À l'époque, c'est une démarche audacieuse dans un monde professionnel où le papier règne encore en maître. Onepoint doit mettre en place rapidement une architecture informatique, des process et des outils.
Patrick Cappelli