A cause de la pandémie, le CES 2021 se tient exclusivement en ligne, du 11 au 14 janvier, et voit son nombre d'exposants chuter de 4.500 à 1.500. La virtualisation du salon, une première pour un événement de cette ampleur, a représenté un vrai défi technique pour l'organisateur, la CTA. La France reste toutefois très bien représentée, même si les startups s'interrogent sur l'impact de leur présence.Les hôtels-casinos pleins à craquer, les transports saturés, un brouhaha permanent du matin au soir dans les allées bondées du Las Vegas Convention Center et du Sands Expo, des conférences et rendez-vous business dans toute la ville... D'ordinaire, début janvier, la capitale mondiale du divertissement, Las Vegas, vit au rythme du CES. Le plus grand salon mondial de l'innovation, baromètre des tendances tech de l'année à venir, attirait ces dernières années plus de 45.000 exposants et plus de 170.000 visiteurs venus de tous les continents. Cinq jours de folie, épuisants pour tous, mais immanquables pour toute entreprise tech en quête de visibilité ou qui cherche à accélérer son business en rencontrant dans un même endroit la crème des distributeurs, industriels, grands groupes et investisseurs. "Le CES est l'un des événements au monde qui joue le plus sur l'expérience. Les participants peuvent réellement voir, toucher et essayer les dernières innovations", a expliqué l'un des porte-parole de l'organisateur du salon, la Consumer Technology Association (CTA), qui organise le salon, lors d'un point presse.
La technologie à la rescousse, mais sans l'effet "waouh"
Covid-19 oblige, l'édition 2021 du CES, qui commence ce lundi 11 janvier jusqu'à jeudi 14, sera très différente. Las Vegas sera tranquille. Car pour la première fois, la caverne d'Ali Baba de l'innovation se tient de manière 100% virtuelle, sur une plateforme en ligne développée en urgence par la CTA avec Microsoft. "Si nous ne pouvons pas recréer la magie de Las Vegas, nous pouvons donner à notre public une expérience numérique nouvelle et unique", veut croire la CTA, qui promet "une réelle expérience de diffusion", et notamment une centaine d'heures de contenus (conférences, décryptages de la journée écoulée par des spécialistes et stars de tech) pour ne rien rater des annonces phares et des innovations les plus prometteuses.
Microsoft a donc développé la plateforme et les 1.500 stands virtuels commercialisés par la CTA, soit une nette réduction de la voilure par rapport aux 4.500 stands physiques de l'an dernier, qui s'étalaient sur 2,5 millions de mètres carrés. Sur le stand virtuel, les organisations mettent à disposition des tchats de discussion (par texte et visio) pour recréer la magie des rencontres physiques, un outil de gestion des rendez-vous, ainsi que des salons virtuels pour les rendez-vous business -qui ressemblent à des webirars classiques-.