Le royalty financing, nouvelle source de financement pour la French Tech
Simon Prigent
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Le royalty financing est particulièrement répandu aux États-Unis dans le secteur des biotech.
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Le royalty financing est particulièrement répandu aux États-Unis dans le secteur des biotech.
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Les temps sont de plus en plus durs pour lever des fonds en capital-risque. Après deux années records post-Covid, le montant total des levées de fonds a baissé consécutivement en 2023 et en 2024, comme le montre le baromètre publié par EY.
C'est dans ce contexte que la biotech lilloise Genfit a annoncé fin janvier avoir recouru à une autre option de financement : le « royalty financing » (financement par redevance). En 2021, la start-up avait passé un accord avec le groupe biopharmaceutique Ipsen lui conférant une licence mondiale exclusive (à l'exclusion de la Chine, de Hong Kong, de Taïwan et de Macao) pour développer, fabriquer et commercialiser un médicament, l'Iqirvo, en échange du paiement d'une redevance. C'est cette redevance qui fait aujourd'hui l'objet d'un contrat de royalty financing avec l'américain HealthCare Royalty (HCRx), spécialisé dans les deals de ce type.
Dans l'opération, Genfit percevra 130 millions d'euros, auxquels pourraient s'ajouter jusqu'à 55 millions supplémentaires si un certain nombre d'objectifs sont atteints, en échange de quoi, HCRx perçoit une part de la redevance versée par Ipsen.
En d'autres termes, HCRx prête de l'argent à Genfit, qui le rembourse sur la durée, avec des intérêts grâce à la monétisation des flux de revenus futurs de son contrat de licence. À la précision que la structuration de l'opération doit tenir compte des contraintes du droit français, et notamment du monopole bancaire qui interdit à tout établissement autre qu'une banque de prêter de l'argent.
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