Rachat de Klaxoon : « Il était impossible de devenir un leader mondial en restant seuls »
Simon Prigent
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Le président fondateur de Klaxoon, Matthieu Beucher.
Matthieu Beucher
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Le président fondateur de Klaxoon, Matthieu Beucher.
Matthieu Beucher
Après 15 ans d'existence, la start-up rennaise Klaxoon, et ses logiciels dédiés au travail collaboratif, vont passer sous pavillon américain. L'accord avec le spécialiste des logiciels de gestion de projets Wrike, dont le montant reste tenu secret, doit être conclu en début d'année 2025. Son président et fondateur, Matthieu Beucher, s'apprête à quitter l'aventure pour se consacrer à un nouveau projet entrepreneurial à cheval entre les États-Unis et la France, dans le même domaine d'activité. Il raconte à La Tribune les raisons de cette vente.
LA TRIBUNE - Dans l'écosystème de la French Tech, Klaxoon est une start-up solidement implantée sur son marché et qui semble bien fonctionner. Pourquoi s'en séparer maintenant ?
MATTHIEU BEUCHER - J'ai fondé Klaxoon il y a 15 ans avec 4.000 euros, sur le marché des outils de collaboration en entreprise, historiquement drivé par des solutions américaines. Pendant les huit premières années, nous avons développé l'entreprise en auto-financement, sommes passés de 0 à 100 employés, et avons atteint la rentabilité. Tous les bénéfices ont été investis dans un projet de R&D qui est devenu Klaxoon. Pendant pas mal de temps, nous avons joué le rôle de challenger en proposant des innovations. En étant basés à Rennes, ça a été une sacrée bataille de proposer nos solutions à des grands comptes parisiens.
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Quand le produit a commencé à bien marcher, en 2016, nous avons fait une première levée de fonds de 5 millions d'euros. C'est à peu près à ce moment qu'est apparue la French Tech. J'ai vu plein d'effets positifs à l'époque, notamment un effet de boost sur la capacité de recrutement, le fait que des profils puissent s'intéresser à des projets qui étaient jusqu'ici catégorisés « petite entreprise » et pas très « sexy ». Nous avons réussi à très bien nous développer en France, en équipant pratiquement tout le CAC 40, des PME, des TPE, le secteur public, mais aussi des acteurs européens.
Simon Prigent