Google lance une nouvelle offre en musique ? La Sacem a déjà prévu la parade

Au cours des longues tractations entre la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique et YouTube, filiale de Google, il a été question des futurs projets du géant d'internet en matière de musique. Ceux-ci consistent, comme l'a confirmé Google, à proposer une offre d'écoute de musique en streaming, comme le font le site français Deezer et le suédois Spotify.

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En Bourse, le titre Google atteint des sommets ce mercredi. Signe d'un enthousiasme des investisseurs avant la conférence qui se tenait face aux développeurs ce mercredi à San Francisco. A cette occasion, le géant du net y a présenté une nouvelle offre, dans le domaine de la musique, confirmant une information dévoilé plus tôt par le site spécialisé The Verge. Il s'agit d'un service d'écoute par abonnement de morceaux disponibles en "streaming" comme Spotify ou Deezer. Pour l'heure, Google proposait déjà de la musique à télécharger, avec sa plateforme Google Play.

La Sacem prévoit de nouvelles négociations

En France, une nouvelle offre a visiblement déjà été prévue par la Sacem, qui gère les droits d'auteurs pour les auteurs, les compositeurs et les interprète. "En fait, nous avons déjà signé l'accord avec Google Musique avant même que Google lance son service", raconte le directeur de la Sacem, Jean-Noël Tronc, à propos de l'offre sur Google Play. Sans donner davantage de détails, il évoque également "une famille complète de services" dont certains ressemblent à YouTube. Il précise en outre être déjà "en train de préparer un nouvel accord sur une nouvelle famille de services". 

Le patron de la Sacem fait allusion aux négociations "longues et douloureuses" entre l'organisme qu'il gère et les représentants de YouTube, filiale de Google, au nom de la Sacem mais aussi en celui d'Universal Music, pour le versement des droits sur la diffusion d'oeuvres musicales. Celles-ci se sont finalement conclues en avril avec un accord portant sur une période de trois ans. Mais le pourcentage du chiffre d'affaires reversé reste, lui, toujours secret, comme l'a exigé YouTube.

3 euros à partir de 50.000 vues

Un manque de transparence qui gêne la Sacem, justement accusée par la Cour des Comptes de tarder à redistribuer l'argent perçu. Seule information communiquée: "3 euros seront reversés à partir de 50.000 vues pour l'ensemble des ayants droit", indique le président de la Sacem, le compositeur Laurent Petitgirard.

Cette question des droits d'auteur est revenue dans la lumière à la suite de la publication du rapport Lescure, qui préconise le maintien de la rémunération pour copie privée. Celle-ci, due par tous les producteurs de produits électroniques (pour les CD vierges, baladeurs MP3, disques durs etc.), est reversée en partie aux créateurs de musique. Le rapport Lescure propose de l'étendre afin de prendre en compte également les morceaux "copiés" sur les terminaux mobiles et disponibles hors connexion, comme le proposent Deezer ou Spotify. 

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Commentaires 3
à écrit le 16/05/2013 à 15:58
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la sacem ne sert qu'à taxer et enrichir les johnny et autres chanteurs daubesques

à écrit le 16/05/2013 à 12:03
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Sur la gestion, il est vrai que la Sacem est exemplaire !!!!!!!!

à écrit le 16/05/2013 à 7:48
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"En France, une nouvelle offre a visiblement déjà été prévue par la Sacem, qui gère les droits d'auteurs pour les auteurs, les compositeurs et les interprète" ... Interprète avec un S comme Saucisse

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