Cyberattaque : l'usine de Renault de Douai fermée ce lundi

L'usine Renault de Douai dans le Nord, l'une des plus importantes du constructeur automobile en France, sera à l'arrêt lundi en raison de la cyberattaque qui a frappé des dizaines de milliers d'ordinateurs au quatre coins de la planète.
(Crédits : Benoit Tessier)

L'usine Renault de Douai dans le Nord, l'une des plus importantes du constructeur automobile en France, sera à l'arrêt lundi en raison de la cyberattaque qui a frappé des dizaines de milliers d'ordinateurs au quatre coins de la planète.

"On a reçu des messages de la direction, on ne travaille pas demain (lundi)", a déclaré à l'AFP David Dubois, secrétaire général CGT à Douai, confirmant une information de France Bleu Nord. Le syndicat Sud a également confirmé la nouvelle alors que l'usine compte près de 5.500 employés (CDI et intérimaires), d'après la CGT.

Le site de Douai (Nord) n'avait pas été paralysé ce week-end, car il ne produit pas pendant les week-ends, mais "les équipes informatiques travaillent pour établir le diagnostic et évaluer les impacts", avait indiqué samedi le groupe.

Fermetures de plusieurs sites ce week-end

Samedi, le virus informatique avait entraîné l'arrêt de la production dans plusieurs usines du groupe ou de ses partenaires, en France et à l'étranger. L'usine de Sandouville (Seine-Maritime), qui emploie 3.400 salariés et produit des utilitaires, essentiellement des Renault Trafic, à raison de 640 véhicules par jour, a notamment été touchée.

"Nous sommes impactés par cette cyberattaque, la production de nuit a été touchée mais heureusement ce week-end il n'y avait pas de production complète prévue, seulement une production marginale", avait expliqué samedi à l'AFP le responsable communication de l'usine. "Toutes les équipes techniques sont sur place pour faire un diagnostic, procéder à une analyse technologique et engager une action pour reprendre la production au plus vite", avait ajouté ce responsable, évoquant un redémarrage de l'usine "lundi matin".

Une usine d'une filiale de Renault  en Slovénie, la société Revoz, a également été touchée. "Des problèmes ont affecté une partie du système informatique", a expliqué une porte-parole de l'entreprise à l'AFP. La production dans l'usine de Novo Mesto a été suspendue, a-t-elle précisé.

"L'usine est à l'arrêt, mais le département emboutissage et la gare routière devraient fonctionner. Mais les salariés qui viendront travailler demain (lundi), par rapport au volume global, c'est microscopique", a dit Frédéric Gallet, secrétaire général FO.

L'usine de Maubeuge fonctionnera lundi

L'usine de Maubeuge (Nord), qui compte 2.200 employés (CDI et intérimaires), devrait, elle, fonctionner normalement lundi. "On n'est pas touché, on n'a rien reçu de la direction", a dit Samuel Beauvois, du syndicat SUD. Même son de cloche à Ruitz (production de boîtes automatiques, 400 salariés), près de Béthune (Pas-de-Calais). "On a établi le diagnostic et on est en capacité de repartir demain à 05H15", a déclaré Olivier Naveaux, responsable de la communication du site.

L'usine du Mans a été touchée, sans bloquer toutefois la production, a-t-on appris de source syndicale.

Concernant l'Europe, un porte-parole de Renault en Espagne a indiqué qu'il n'y aurait pas de fermeture d'usines lundi dans le pays. Idem en Slovénie: "le plus gros du travail de réinitialisation du système d'information est terminé ou en train de l'être. Par conséquent, nous pensons que la production devrait reprendre demain matin", a déclaré à l'AFP le porte-parole du site de Revoz, Nevenka Basek.

En Roumanie, "une partie de la production de l'usine Dacia (détenu par Renault, ndlr) à Mioveni a été elle aussi affectée (...) et de nombreux employés ont été renvoyés chez eux samedi matin", selon un communiqué. L'usine britannique de Sunderland du constructeur japonais Nissan, partenaire de la marque au losange, a également été mise à l'arrêt, d'après une porte-parole du groupe.

Renault, seule victime en France?

Renault est la première entreprise française à reconnaître avoir été touchée par cette cyberattaque massive, qui a frappé notamment la Grande-Bretagne, l'Espagne, le Portugal, le Mexique, l'Australie et la Russie.

Contactée samedi par l'AFP, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'informations (Anssi), chargée de coordonner la lutte contre le piratage informatique en France, a assuré samedi n'avoir "pas connaissance" d'autre victime dans l'Hexagone.

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Commentaires 6
à écrit le 16/05/2017 à 0:08
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Juste dire que dans un environnement industriel, Windows n'y a pas sa place, c'est tout. Quand je travaillais sur les 9 lignes de production, une seule était en panne régulièrement car une machine fonctionnait avec un pc sous windows. L'imbécile d'...

à écrit le 15/05/2017 à 12:46
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Moi je n y crois pas à tt ça...C est de l intérêt de quelque puissances c est sur...1 honte qu on ne soit pas protégé comme il se doit!

à écrit le 15/05/2017 à 12:21
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ceci est en responsabilite le role du pdg de fait la securite d'une entreprise a pour principale responsable son dit pdg

à écrit le 15/05/2017 à 2:53
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En principe, comme notre armée est équipée en windows, elle a aussi été touchée par cette faille crée par microsoft et exploitée par la nsa. Si vous voyez passer une ogive nucléaire qui demande sa route, merci de la convaincre de retourner sur le pas...

à écrit le 14/05/2017 à 22:41
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Si en Europe on publie une masse monétaire à 4 fois celle des USA pour une production industrielle en baisse et un pib par habitant en stagnation depuis 2007, la problématique du développement en Européen est-il remis en question sans plein emploi co...

le 15/05/2017 à 7:48
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voyer plus il y a de chomeur longue dure voulu par Giscard et les suivants moins il ya a de revendication salariale et surtout moins d'industrie egale moins de greve la peur de mai 68 toujours pas digere pour tout dire ils ont la trouille du peu...

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