Cyberattaque : l'usine de Renault de Douai fermée ce lundi

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L'usine Renault de Douai dans le Nord, l'une des plus importantes du constructeur automobile en France, sera à l'arrêt lundi en raison de la cyberattaque qui a frappé des dizaines de milliers d'ordinateurs au quatre coins de la planète.
Le site de Douai (Nord) n'avait pas été paralysé ce week-end, car il ne produit pas pendant les week-ends, mais "les équipes informatiques travaillent pour établir le diagnostic et évaluer les impacts", avait indiqué samedi le groupe.
Samedi, le virus informatique avait entraîné l'arrêt de la production dans plusieurs usines du groupe ou de ses partenaires, en France et à l'étranger. L'usine de Sandouville (Seine-Maritime), qui emploie 3.400 salariés et produit des utilitaires, essentiellement des Renault Trafic, à raison de 640 véhicules par jour, a notamment été touchée.
Une usine d'une filiale de Renault en Slovénie, la société Revoz, a également été touchée. "Des problèmes ont affecté une partie du système informatique", a expliqué une porte-parole de l'entreprise à l'AFP. La production dans l'usine de Novo Mesto a été suspendue, a-t-elle précisé.
"L'usine est à l'arrêt, mais le département emboutissage et la gare routière devraient fonctionner. Mais les salariés qui viendront travailler demain (lundi), par rapport au volume global, c'est microscopique", a dit Frédéric Gallet, secrétaire général FO.
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L'usine de Maubeuge (Nord), qui compte 2.200 employés (CDI et intérimaires), devrait, elle, fonctionner normalement lundi. "On n'est pas touché, on n'a rien reçu de la direction", a dit Samuel Beauvois, du syndicat SUD. Même son de cloche à Ruitz (production de boîtes automatiques, 400 salariés), près de Béthune (Pas-de-Calais). "On a établi le diagnostic et on est en capacité de repartir demain à 05H15", a déclaré Olivier Naveaux, responsable de la communication du site.
L'usine du Mans a été touchée, sans bloquer toutefois la production, a-t-on appris de source syndicale.
Concernant l'Europe, un porte-parole de Renault en Espagne a indiqué qu'il n'y aurait pas de fermeture d'usines lundi dans le pays. Idem en Slovénie: "le plus gros du travail de réinitialisation du système d'information est terminé ou en train de l'être. Par conséquent, nous pensons que la production devrait reprendre demain matin", a déclaré à l'AFP le porte-parole du site de Revoz, Nevenka Basek.
En Roumanie, "une partie de la production de l'usine Dacia (détenu par Renault, ndlr) à Mioveni a été elle aussi affectée (...) et de nombreux employés ont été renvoyés chez eux samedi matin", selon un communiqué. L'usine britannique de Sunderland du constructeur japonais Nissan, partenaire de la marque au losange, a également été mise à l'arrêt, d'après une porte-parole du groupe.
Renault est la première entreprise française à reconnaître avoir été touchée par cette cyberattaque massive, qui a frappé notamment la Grande-Bretagne, l'Espagne, le Portugal, le Mexique, l'Australie et la Russie.
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Contactée samedi par l'AFP, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'informations (Anssi), chargée de coordonner la lutte contre le piratage informatique en France, a assuré samedi n'avoir "pas connaissance" d'autre victime dans l'Hexagone.
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