Fin de TikTok aux États-Unis : ce que risquent les annonceurs et les créateurs
Marine Protais
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Dado Ruvic
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Cris, pleurs, rires jaunes, et mines déconfites... Sur TikTok, le million de vidéos estampillées « #TikTokBan » défilent et se ressemblent. Ces utilisateurs pleurent la décision de la Cour suprême d'avoir maintenu l'interdiction aux États-Unis de TikTok au prévue 19 janvier. Mais quelques heures plus tard, Joe Biden a finalement décidé de laisser Trump trancher. Celui-ci a annoncé vouloir prendre un peu de temps.
Même si l'incertitude demeure, certains créateurs de contenus font déjà leurs adieux à la plateforme. Certains craignent de voir leur moyen d'existence réduit à néant. « Si vous faites partie des 10 millions de gens qui me suivent (...), je voulais vous prévenir que je serai sur Instagram. (...) Je vous aime tellement », avertit une certaine Natalie Jane Sings, qui remercie chaleureusement TikTok d'avoir lancé sa carrière de chanteuse. Quelques scrolls plus tard, une autre utilisatrice angoisse sur sa perte potentielle d'abonnés. « Je ne sais pas combien de vous sont aux Etats-Unis, j'espère pas beaucoup... »
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Pour Emmanuel Berne, directeur associé chez l'agence de communication Heaven, c'est évident : ce sont les créateurs de contenus qui vont pâtir le plus d'une éventuelle interdiction de la plateforme. « Certains créateurs, dont des musiciens et des artistes, sont entièrement dépendants de TikTok », précise-t-il. Selon une étude du cabinet YPulse, 70 % des utilisateurs américains seraient d'ailleurs opposés à cette interdiction.
Marine Protais