Google accusé d'abus de position dominante par Bruxelles ?

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La commissaire à la concurrence, Margrethe Vestager
La commissaire à la concurrence, Margrethe Vestager (Crédits : © Eric Vidal / Reuters)
La Commission européenne devrait annoncer mercredi ses griefs contre le géant américain de l'Internet, selon plusieurs médias dont le Financial Times.

Après cinq ans d'enquête, la Commission européenne s'apprête à mettre en cause formellement Google pour abus de position dominante, en détournant le trafic vers ses propres services au détriment de ceux de ses concurrents. Selon le Financial Times, elle va transmettre mercredi ses griefs au géant américain de l'Internet. La commissaire à la concurrence, Margrethe Vestager, aurait pris la décision ce mardi, après avoir consulté le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, et en informera es autres membres ce mercredi, selon le Wall Street Journal.

Google aurait alors dix semaines pour répondre à ces griefs. Il encourt une très lourde amende, jusqu'à 10% de son chiffre d'affaires mondial, soit 6 milliards d'euros.

"Si l'affirmation du Financial Times selon laquelle Google devrait recevoir demain une communication des griefs de la part de la Commission européenne est avérée, ceci constitue un développement considérable" a réagi le collectif Icomp (Initiative pour un marché concurrentiel équilibré), qui regroupe les opposants à Google (e-commerçants, éditeurs web ou de contenus, Microsoft, Mappy, etc).

"Une communication des griefs représente un constat formel par la Commission que Google est dominant et que ses actions ont causé du tort à des entreprises et à des consommateurs en Europe. Nous attendons la confirmation formelle de la Commission, mais si cela est confirmé, il s'agira d'une étape importante pour un retour réussi à un marché en ligne équitable et compétitif, qui sera saluée par nos membres" a commenté Icomp.

Le commissaire européen au numérique Günther Oettinger avait déclaré lundi s'attendre à ce que l'exécutif européen publie dans les prochains jours les conclusions de l'enquête.

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Commentaires
a écrit le 15/04/2015 à 12:42 :
Il est sûr que Google de part son succès dérange nos technocrates Européens et nos Politiques de tout poil.
C'est une entreprise qui fonctionne trop bien, son succès est arrogant, donc il faut la taxer un max pour lui casser les reins !
Tous ces messieurs du secteur public (Européens confondus) cachent leur incompétence et leur inutilité économique par ce genre d'action.
De plus cela leur permet de mener grand train avec l'argent des Sociétés privés qu'ils taxent éffrontément.
Bravo à Google pour ce succès économique !
Les concurrents, si petits soient-ils, doivent montrer leur capacité d'innovation et de dynamisme ... comme l'a fait Google à ses débuts.
a écrit le 15/04/2015 à 12:28 :
Tout comme Dingo, le marché a t il propose une alternative ? Les clients ont ils choisi un autre acteur ? Des investissements ont ils été lancés par d autres opérateurs qu ils soient publics ou privés ? C est quand un peu facile d être dans l incapacité à répondre au besoin client puis ensuite protester contre la position dominante. Que l Europe contribue à l innovation et aux investissements et après on en reparlera
a écrit le 15/04/2015 à 10:31 :
C'est la preuve qu'une saine concurrence est un mythe. Une entreprise très performante devient de fait un monopole. S'il n'y a pas de monopole, alors il y a trust. Les citoyens l'ont bien compris en entrant pas dans le piège du "marché" de l'énergie qui est discriminant, avec des tarifs à la "tête du client". Ce que veulent les clients, c'est le même prix pour le même service pour tous. C'est ce que fait Google, sans aucune discrimination, et c'est cela qui dérange Bruxelles.

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