L'ascension de Sundar Pichai, le nouveau PDG de Google

Mégane Chiecchi

Mégane Chiecchi
Après l'annonce fracassante de la naissance d'Alphabet, la nouvelle holding qui gèrera notamment Google, Nest, ou Fiber, c'est la nomination de Sundar Pichai, à la tête de Google, qui fait la Une.
L'homme, âgé de 43 ans, fait désormais partie du club des ingénieurs indiens qui ont réussi à l'étranger. Entré à Google en 2004, il a successivement travaillé à la création de la barre de recherche Google, avant d'imposer, quatre ans plus tard, la création de Google Chrome. Un fait d'arme, alors que Firefox et Internet Explorer se disputaient le marché.
En juin 2014, le magazine Bloomberg Business lui décerne même le titre "d'homme le plus puissant du mobile", quand il annonce vouloir créer un opérateur mobile virtuel. Quelques mois après il devient responsable d'Android, de Chrome, de Google Maps et de Youtube. Dans une interview à The Verge, il explique sa vision :
"Voix calme", "zen" : les qualificatifs pour décrire Sundar Pichai sont à la hauteur des bonnes intentions que lui prêtent ses collègues, qui saluent son caractère affable. Connu pour privilégier le travail de fond et non l'opportunisme, l'homme a décidément bonne réputation.
Approché par Twitter en 2011 pour devenir son nouveau directeur des produits, le nouveau PDG de Google refuse l'offre, pourtant accompagnée de 50 millions de dollars en actions. Un choix qui lui vaut probablement l'amitié de Larry Page, co-fondateur de Google et désormais directeur d'Alphabet :
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Né à Chennai, dans le sud de l'Inde, Sundar Pichai grandit entouré d'un père ingénieur électrique et d'une mère sténographe. S'il n'a aucune technologie à disposition dans son enfance, cela ne l'empêche pas de rentrer dans le prestigieux institut indien de technologies de Karagpur. Très sélectif, l'établissement voit des centaines de milliers de candidats défiler à sa porte chaque année.
Grâce à une bourse de l'université de Stanford, l'homme finit ses études aux Etats-Unis. Avantagé par une excellente maîtrise de l'anglais, Sundar Pichai ne tarde pas être remarqué par des multinationales. Il débute chez le spécialiste de semi-conducteurs Applied Materials, avant de travailler pour le cabinet de conseil McKinsey.
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Selon une étude de l'université de Duke de 2012 cité par le journal suisse Le Temps, 15% des start-ups de la Silicon Valley sont créée par des Indiens. Parallèlement, l'AFP rappelle que l'Inde forme chaque année un million d'ingénieurs sur ses 1,25 milliard d'habitants. Le succès de Sundar Pichai n'est donc pas isolé.
Ainsi, les dirigeants de Nokia, Pepsico ou encore MasterCard sont indiens, à l'instar de Sarya Nadella, directeur général de Microsoft, qui, d'ailleurs, félicite le nouveau PDG de Google :
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