Les élections européennes à la merci des "fake news" ?
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Mark Zuckerberg
Reuters
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Les fake news vont-elles pourrir les élections européennes du 26 mai en France ? C'est un sujet de crainte alors que la campagne débute. Forcément, l'épineuse question de la régulation de la désinformation sur Internet ressurgit. Et plus de deux ans après les premiers débats sur la question, les États et les plateformes jouent encore une partie de ping-pong, chacun rejetant la responsabilité sur l'autre. Les États exigent plus de transparence de la part des géants du Net, quand ces derniers disent ne plus pouvoir lutter seuls face à un tel fléau mondial. Le serpent se mord la queue.
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Pourtant, les théories du complot sont vieilles comme le monde. Mais les fausses nouvelles ont pris une ampleur inédite depuis 2016. Cette année-là, elles ont réussi à influer sur l'issue du vote du Brexit, puis de l'élection présidentielle américaine, avec des conséquences majeures pour l'Europe et le monde. Ces tentatives d'ingérences ont été attribuées à des puissances étrangères, notamment la Russie. « 2016 a constitué un tournant avec l'utilisation de fake news à des fins de propagande politique. Le ciblage publicitaire permis par les plateformes a aggravé leur portée », analyse Romain Badouard, maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'université de Cergy-Pontoise, auteur du livre Désenchantement de l'Internet. Désinformation, rumeur, propagande (éd. FYP).
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