En visite d'Etat aux Etats-Unis, le président français a rencontré vendredi l'enfant terrible de l'entreprenariat américain, Elon Musk. Au menu des discussions, la modération sur l'influente plateforme Twitter, que l'homme le plus riche au monde a rachetée fin octobre pour 44 milliards de dollars et dont il redéfinit au pas de charge le fonctionnement.
Les deux hommes se sont félicités vendredi d'avoir « eu une discussion claire et sincère », a écrit Emmanuel Macron alors que l'entrepreneur a jusqu'à présent pris des décisions largement contraires aux exhortations du président français et d'autres leaders européens. L'entretien a eu lieu à la Nouvelle-Orléans et a duré une heure. Il n'avait pas été précédemment annoncé par l'Elysée, et s'est tenu à l'écart des médias.
Il a également dit avoir évoqué avec le cofondateur de Tesla de « futurs projets industriels verts, comme la production de véhicules électriques et de batteries ». « C'était un honneur de vous voir à nouveau », a répondu Elon Musk, se disant « impatient » au sujet de « projets enthousiasmants en France ».
La vision absolutiste de la liberté d'expression de l'entrepreneur libertarien inquiète de nombreux utilisateurs, autorités et annonceurs, qui craignent un déferlement de haine et de désinformation. « Elon Musk a confirmé la participation de Twitter à l'Appel de Christchurch. Les contenus terroristes et violents n'ont leur place nulle part », a détaillé le président français, faisant référence à une initiative lancée par plusieurs Etats et ONG en 2019, après la tuerie de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, dont les images étaient restées accessibles en ligne pendant plusieurs heures.