Julie de Pimodan, pionnière des civic tech
Patrick Cappelli
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Julie de Pimodan, cofondatrice de la startup Fluicity.
DR
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Julie de Pimodan, cofondatrice de la startup Fluicity.
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Enceinte de six mois et en pleine phase de levée de fonds : la vie n'est pas de tout repos en ce moment pour Julie de Pimodan. Mais la jeune femme ne se départ pas de son sourire. Née dans les Hauts-de-Seine, cette Franco-Belge a fait ses études à l'Université libre de Bruxelles, où elle obtient un master en journalisme. Elle commence sa carrière à l'agence AFA Press, qui réalise des enquêtes économiques dans divers pays pour les vendre aux médias. À 22 ans, elle s'envole pour le Bénin puis Dubaï. « Je n'ai pas du tout aimé le pays : on passait des heures en voiture, les gens n'étaient pas éduqués », se rappelle-t-elle.
Mais, fascinée par la culture arabe, elle part au Yémen, contrée « d'une beauté exceptionnelle », pour apprendre la langue. « La dernière semaine de mon séjour, j'entends parler d'un projet de magazine en langue anglaise, Yemen Today. J'écris au rédacteur en chef, qui me propose d'en prendre la direction. » Une expérience passionnante pour la jeune femme de 24 ans à l'époque, malgré la malaria qu'elle contracte et doit aller soigner à l'Institut de médecine tropicale d'Anvers. La BBC lui demande alors d'accompagner sur le terrain des journalistes étrangers, puis lui propose un poste de productrice à Dubaï. Mais, au bout de six mois, après qu'une promotion lui a passé sous le nez, elle décide de partir. « J'ai rencontré deux entrepreneuses tunisiennes qui lançaient Unfair, un magazine pour la femme arabe moderne. »
Elle lève des fonds, trouve les bureaux, recrute l'équipe. Puis, avec l'argent qui rentre, un conflit éclate. Julie de Pimodan tombe alors sur une annonce de Google, qui cherche à recruter une personne connaissant bien le Moyen-Orient pour développer ses plateformes médias, des outils technologiques visant à récupérer les données utilisateurs et à aider ses clients à mieux investir. Embauchée, Julie de Pimodan rentre à Paris, qui devient sa base. « J'étais dans un open space, je venais de perdre une de mes trois soeurs, je n'allais vraiment pas bien », se souvient-elle. Mais son responsable la prend sous son aile et l'aide à développer la région Moyen-Orient, qui comprend Israël, Turquie, Dubaï, Afrique du Nord.
Patrick Cappelli