Les enjeux publics de la propriété des données de mobilité
François Manens
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Les informations que vous livrez aux VTC constituent un stock d'habitudes utilisé par les entreprises.
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Les informations que vous livrez aux VTC constituent un stock d'habitudes utilisé par les entreprises.
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Si vous faites appel à un service de VTC comme Uber ou Kapten, vous fournissez et générez une foultitude de données. Déjà, à votre inscription, la plateforme vous fait renseigner votre état civil (nom, prénom, date de naissance), ainsi qu'une adresse email. Ensuite, à chaque trajet, l'application enregistre, entre autres, plusieurs données horaires et de localisation. Grâce à cette collecte, les entreprises peuvent faire émerger des habitudes d'usage ou comparer les données de plusieurs utilisateurs pour optimiser les trajets en fonction de l'heure.
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Les données de mobilité, essentielles au développement de ces services, Jacques Priol, président du cabinet de conseil Civiteo, les sépare en trois catégories, selon leurs origines : les données publiques, issues des opérateurs publics, directement pilotées par les collectivités ; les « données d'intérêt général », produites par les opérateurs privés qui ont emporté une délégation de service public (comme Keolis ou la RATP) ; et enfin, celles des opérateurs privés qui agissent dans l'espace public, comme Uber, BlaBlaCar, Waze ou encore les taxis. Ces dernières ne sont pas partagées en accès libre, à l'inverse des deux premières catégories. Les entreprises privées qui les produisent se retrouvent donc dans une situation d'asymétrie d'information à leur avantage.
François Manens
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