Les enchères montent sur "Le Parisien"
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Vincent Bolloré est donc sorti du bois. L'homme d'affaires breton qui détient déjà les quotidiens gratuits Direct Soir et Direct Matin a bel et bien déposé une offre de rachat pour la totalité du "Parisien", de "Aujourd'hui en France", de l'imprimerie et de la société de distribution SNVP. De sources concordantes, son offre avoisinerait les 140 à 150 millions d'euros, soit bien plus que les 110 millions initialement envisagés. Une offre qui est aussi nettement supérieure au 80 millions d'euros, donné comme la valorisation la plus juste par certains professionnels du secteur.
Premier candidat se déclarer officiellement, Fondations Capital, associé au groupe de presse belge Rossel (Le Soir, La Voix du Nord), a également revu à la hausse son offre qui dans un premier temps était inférieure à 100 millions d'euros.
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Philippe Carli, le nouvel homme fort du groupe Amaury, « a bien travaillé », estime un professionnel de la presse. Ancien numéro 1 de Siemens France, il est arrivé avec une mission industrielle et il a essayé de rationaliser ce dossier très sensible chez Amaury. « L'intérêt que le nouveau directeur général d'Amaury, arrivé il y a tout juste un mois, a porté au titre a changé la donne. Chez Amaury mais aussi pour les candidats », estime-t-il. Certains comme Dassault ont claqué la porte et d'autres se sont montrés plus généreux...
Trois solutions sont donc possible. Amaury peut annoncer aux salariés qu'il garde le titre. Mais la propriétaire Marie-Odile Amaury est-elle prête à ouvrir les cordons de la Bourse pour le développer ? L'autre hypothèse, la plus probable, croit savoir un professionnel, est l'ouverture du capital du « Parisien » à un partenaire. Doté de nouveaux moyens financiers, le titre peut conforter sa place de leader se développer dans les nouvelles technologies. Enfin, troisième solution, Le Parisien est tout simplement vendu.
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